La sémiologie de la rétine

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Il n’y a pas à vrai dire, une sémiologie appartenant en propre à la rétine.

Le trouble fonctionnel, à lui seul, suffit rarement à caractériser une affection de la rétine.

De même, si le tableau ophtalmoscopique permet, dans la plupart des cas, de rapporter formellement à la rétine les altérations observées.

Il n’est pas rare de se trouver en présence d’un tableau ophtalmoscopique tel qu’il est difficile de faire la part de ce qui revient à la rétine, de ce qui revient à la choroïde ; nous disons alors : chorio-rétinite.

Certains traits cependant, aussi bien dans les troubles fonctionnels que dans le tableau ophtalmoscopique, caractérisent plus particulièrement les affections de la rétine.

De la rétine, on peut rencontrer un trouble fonctionnel.

Acuité visuel

Les altérations de la rétine retentissent sur l’acuité visuelle beaucoup plus que les altérations de la choroïde, surtout sont atteintes les cellules ganglionnaires.

L'acuité visuelle
L’acuité visuelle

Une baisse de l’acuité visuelle que n’explique ni un vice de réfraction, ni un trouble des milieux transparents, invité à examiner avec soin la rétine, en particulier la région maculaire.

Si le malade voit mieux en inclinant la tête de côté, en promenant le regard autour d’une lettre de l’échelle d’acuité, on doit s’attendre à découvrir une lésion maculaire.

S’il se plaint de voir les caractères d’imprimerie effacés, les lettres de l’échelle d’acuité déformées, c’est encore l’indice d’une lésion de la macula.

Si, lui demandant de fixer une lettre dans un mot, il voit mieux les lettres voisines que la lettre qu’il fixe, c’est encore un trouble de la vision centrale.

Par contre, une déformation plus grossière des objets, qui paraissent onduleux; attire l’attention sur une lésion de la rétine périphérique, notamment sur un décollement de la rétine.

Les impressions lumineuses, perçues dans une partie du champ visuel, sont dues à une excitation anormale des éléments rétiniens.

Champ visuel

Le scotome central, lorsqu’il est positif, c’est-à-dire perçu par le malade lui-même, appartient plus parItculièrement aux affections de la rétine.

Un déficit dans le champ périphérique, s’il a des limites imprécises, variables avec l’intensité d’éclairage, peut attirer l’attention sur un décollement de la rétine.

Une hémianopsie à limite horizontale attire formellement l’attention sur une oblitération d’une branche supérieure ou inférieure de l’artère centrale.

Le champ visuel
Le champ visuel

Un trouble du sens lumineux

Un trouble du sens lumineux est un signe de torpeur de la rétine.

L’asthénopie rétinienne

L’asthénopie rétinienne; caractérisée par la fatigue visuelle qui se manifeste sans cause évidente, chez un sujet bien portant, dont la réfraction est normale, l’acuité visuelle normale, jouissant d’une amplitude d’accommodation suffisante et doué d’un pouvoir de convergence normal, est un signe d’hyperesthésie de la rétine, en relation probable avec un trouble de l’épithélium pigmenté.

Le malade a besoin que le livre soit bien éclairé, par contre il craint que la lumière tombe directement sur les yeux.

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