Les kystes dermoïdes

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Ils ne sont pas rares. Leur siège de prédiction est l’entrée de l’orbite, au niveau des sillons qui limitent sur les côtés le bourgeon maxillaire supérieur.

Les kystes dermoïdes

On les rencontre au voisinage du bord supéro-externe ou dans l’angle supéro-interne, plus rarement dans l’angle inféro-interne ou le long du bord inférieur de l’orbite.

Ils peuvent s’étendre jusqu’en arrière du bulbe et provoquer l’exophtalmie.

Ils sont anatomiquement caractérisés par la structure de la paroi, qui est celle de l’épiderme, et par leur contenu graisseux : le brai athéromateux tenant en suspension des poils. Le contenu est parfois huileux.

Il faut rapprocher du kyste dermoïde le très rare cholestéatome, dépourvu de paroi propre, qui siège dans l’espace extra-périosté de l’orbite.

Cholestéatome
Cholestéatome

Le kyste dermoïde se présente sous forme d’une tumeur saillante sur le bord de l’orbite. Elle est parfaitement circonscrite, du volume d’un pois à celui d’une orange.

La consistance est molle, dépressible, pâteuse ; le doigt y imprime un godet.

Plus rarement, elle est ferme, élastique, cartilagineuse.

En général station,aire, le kyste dermoïde peut subir une augmentation de volume rapide, accompagnée de douleurs, sans doute du fait d’une inflammation.

Il existe de grands dermoïdes en bissac, dont une partie est située dans l’orbite, l’autre partie occupant la fosse temporale.

La communication se fait par une perte de substance de la paroi osseuse. Les mouvements de mastication peuvent alors refouler dans l’orbite une partie du contenu de la loge temporale et provoquer ainsi une exophtalmie passagère.

Le diagnostic n’offre, en général, aucune difficulté. cependant, dans le cas de kyste de l’angle supéro-interne, il faut tellement se méfier de la méningocèle, que l’on ne doit jamais opérer sans s’être entouré de toutes les précautions. La radiographie est indispensable.

Le traitement consiste en la libération et l’extirpation du kyste. Lorsque le kyste siège à l’entrée de l’orbite, l’extirpation est facile.

Le clivage ne devient difficile que dans la dépression osseuse qui représente la base d’implantation ; la paroi du kyste y adhère plus intimement.

Par contre, l’extirpation des grands kystes communicants offre de réelles difficultés.

L’extirpation de la paroi kystique doit être totale. La persistance du moindre lambeau de paroi expose à la récidive.

Le tératome de l’orbite

Le tératome de l'orbite
Le tératome de l’orbite

Extrêmement rare, le tératome est une tumeur cliniquement congénitale, à croissance rapide, qui, non opéré, entraîne la mort dans les premières semaines de la vie.

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