Examen du fond d’œil : atrophie optique

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La neurochirurgien a révélé depuis peu le grand intérêt que présente l’atrophie optique comme signe de tumeur cérébrale.

Nombre d’atrophies, autrefois comme signe de tumeur toxique ou infectieuse, sont en réalité symptomatiques d’une tumeur cérébrale.

Tout malade atteint d’atrophie optique unilatérale — et même bilatérale — dont l’étalage n’est pas évidente, soit être examiné en vue de dépister une tumeur cérébrale.

La constatation d’une atrophie optique indique formellement que les voies optiques sont intéressées en avant du corps genouillé.

Une atrophie optique primitive

On peut se trouver en présence d’une atrophie optique primitive. Celle-ci est souvent partielle, limitée au secteur temporal.

Ce peut être une simple pâleur de la papille. Même dans le cas d’atrophie apparemment prononcée, la vision peut être encore assez bien conservée ; en pareil cas, il y a presque toujours un déficit dans le champ visuel.

L’atrophie unilatérale doit toujours attirer l’attention sur une tumeur cérébrale.

Une papille à la fois atrophique et œdémateuse

On peut se trouver en présence d’une papille à la fois atrophique et œdémateuse.

S’agit-il alors d’une atrophie post-œdémateuse, c’est-à-dire d’une stase papillaire avec atrophie secondaire ?

Dans ce cas, ce signe a la même valeur qu’un œdème de la papille.

S’agit-il, au contraire, d’une atrophie optique primitive, avec œdème récemment survenu ? En pareil cas, ce signe a une valeur de localisation ; il indique que la lésion siège au voisinage du nerf optique ou du chiasma.

C’est pourquoi, en pareil cas, il faut revenir sur l’interrogatoire ; il faut chercher à savoir si le trouble visuel a précédé d’œdème ; il faut se baser sur le examens pratiqués antérieurement et qui pu montre : atrophie sans œdème.

Le trouble visuel
Le trouble visuel

L’atrophie optique, contrairement à l’œdème papillaire, a une valeur localisatrice réelle. Ceci est d’autant plus important qu’il s’agit de tumeurs opérables.

La valeur de l’atrophie optique doit être appréciée par confrontation avec le relevé du champ visuel.

L’atrophie optique est en effet le signe qu’une tumeur agit par compression sur les voies optiques en avant du corps genouillé.

Avant même que l’atteinte des voies optiques se manifeste par l’atrophie optique — donc bien avant que la vision soit compromise et alors que le trouble visuel est encore minime — la compression se traduit par un déficit dans le champ visuel.

Le nerf optique

Le nerf optique peut être atteint en avant du chiasma.

Il y a d’abord, nous l’avons vu plus haut, scotome central, par atteinte du faisceau maculaire, c’est-à-dire : névrite rétro-bulbaire.

La pâleur de la papille n’apparaît que plus tard, par atrophie rétrograde.

Ce mode d’atrophie s’observe dans les tumeurs du lobe frontal, dans les méningiomes du sillon olfactif ou de la petite aile du sphénoïde, parfois même à l’occasion d’un adénomie hypophysaire, si celui-ci pousse en avant vers le nerf optique.

Le syndrome de Foster-kennedy

Le syndrome de Foster-kennedy est une manifestation intéressante des tumeurs de cette région.

Syndrome de Foster kennedy
Syndrome de Foster kennedy

 

Associé au syndrome de la fente sphénoïdale, l’atrophie optique réalise le syndrome de l’apex orbitaire ; on l’observe parfois dans les méningiomes de la petite aile.

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