L’usage des collyres

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Certains collyres associent beaucoup d’actions mais il faut faire attention à l’usage des collyres.

Vaso-dilatateurs

Dionine

On l’emploie en solution allant de 1 % ; elle peut même être employée en poudre.

Elle provoque une vive hyperhémie de la conjonctive, avec chémosis, et même une hyperhémie de l’iris.

On instille une fois par jour. On augmente rapidement la concentration, car il e fait une accoutumance rapide.

La dionine semble avoir perdu de ses indications, ne raison de la douleur qu’elle provoque.

Elle peut être utilisée dans l’ophtalmomalacie, pour relever le tonus oculaire.

Priscol (solution 10 %)

C’est un vaso-dilatateur puissant. Il est indiqué dans le cas de brûlure grave, en vue de préserve, grâce à l’hyperhémie de la conjonctive, la nutrition de la cornée.

L'hyperhémie de la conjonctive
L’hyperhémie de la conjonctive

Antibiotiques

On utilise aujourd’hui largement les sulfamides, la pénicilline, l’auréomycine. Le médicament est délivré sous une forme qui permet la préparation extemporanée du collyre.

Pommades

Certains médicaments doivent être appliqués sous forme de pommades, parce qu’il ne sont solubles que dans les graisses ou parce que, insolubles, ils sont à l’état de porphryrisation ; dans d’autres cas parce que, incorporés dans des graisses, ils ont une action plus prolongée, au même titre que les collyres huileux.

On utilise comme excipient un mélange de vaseline blanche purifiée (7 g), et de choléstérine (3 g) (de préférence à la lanoline).

Les pommades sont présentées, stérilisées :

En tubes d’étain à embout conique. On déverse dans le cul-de-sac inférieur, sans toucher à la conjonctive, gros comme un grain de blé de pommade et on termine par un léger massage à travers les paupières fermées.

En pots de faïence, que l’on stérilise au bain-marie et dans lesquels on puisse une seule fois, avec une spatule métallique flambée. Celle-ci sert ensuite à l’application sur le bord de la paupière, sur la peau.

On se servait autrefois d’un bâtonnet de verre à bout arrondi, avec lequel on déposait la pommade en travers dans le cul-de-sac inférieur.

On fermait les paupières avec les doigts au-devant du bâtonnet que l’on retirait, débarrassé de la pommade, par le canthus externe.

On distingue les pommades :

Antiseptiques

Pénicilline, iodoforme à 2 %, optochine à 1 % (ulcère à pneumocoques) ; bleu de méthylène, rose bengale (ulcères marginaux de la cornée, herpes, acné rosacée) ; oxyde jaune de mercure (kératite phlycténulaire) ; sulfate de cuivre à 2 %, albuminate de cuivre à 0,15 % (trachome) ; ichtyol à 3 %, précipité blanc à 2 %, cadmium-zinc à 5 % (bkéoharites).

Mydriatiques

Ésérine à 1 % pilocarpine à 2 % (glaucome).

Anesthésiques

Cocaïne à 1 % novocaïne à 2 % (érosion traumatique de la cornée).

Érosion  de la cornée
Érosion de la cornée

Vaso-constrictrices

Adrénaline à 0,010 %.

Absorbantes

Oxyde de zinc. On formule par exemple : Pommade à l’optochine :

Éthylhydrocupréine……….. dix centrigrammes
Vaséline blanche purifiée………… 7 gr
Cholestérine………… 3 gr

Des laboratoires spéciales dans la fabrication des pommades délivrent toute la gamme des médicaments utilisés en ophtalmologie.

Poudres

Les poudres sont rarement employées en applications dans le sac conjonctival, si ce n’est la dionine, le calomel à la vapeur.

On prélève un peu de poudre bien porphyrisée à l’aide d’un minuscule tampon monté sur un stylet.

D’un petit choc de l’index, on projette une petite quantité de poudre dans le cul-de-sac inférieur.

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