Le trouble du réflexe photo-moteur

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Le réflexe pupillaire à la lumière peut être altéré dans des conditions étiologiques diverses.

Par suite d’une altération de la voie centripète

Les fibres pupillaires sont altérées en même temps que les fibres visuelles avec lesquelles elles sont confondues.

Il y a en même temps trouble visuel et paralysie de la pupille.

Réflexe photomoteur
Réflexe photomoteur

Paralysie amaurotique de la pupille

Si la lésion siège au niveau du nerf optique ou de la rétine, il peut y avoir amblyopie en même temps que parésie ou paresse pupillaire.

Il peut y avoir cécité en même temps que paralysie pupillaire (paralysie amaurotique de la pupille). Le trouble de l’acuité visuelle va de pair avec le trouble pupillaire.

On a bien, il est vrai, publié des cas de dissociation, c’est-à-dire que le réflexe pupillaire à la lumière persiste malgré la cécité complète. Mais ces cas restent discutés.

Dans la paralysie amaurotique de la pupille, la réaction à l’accommodation-convergence demeure intacte.

Trouble du réflexe consensuel

Dans la paralysie amaurotique de la pupille, l’étude du réflexe consensuel offre un grand intérêt.

Si, lorsqu’on éclaire un œil, la pupille de cet œil ne ne se contracte pas (réflexe pupillaire aboli), et si aucune contraction ne se manifeste sur la pupille du côté opposé, c’est que la rétine de l’œil éclairé est aveugle l’embolie de l’artère centrale de la rétine) ou que le nerf optique est physiologiquement interrompu (fracture du canal optique par exemple).

Mais, la voie centrifuge du réflexe étant intacte, l’éclairage de l’autre œil provoque une contraction pupillaire du côté aveugle.

Contraction pupillaire
Contraction pupillaire

On dit alors que le réflexe consensuel de cet œil est conservé.

D’après ces notions, si le sujet accuse la cécité d’un œil et que l’éclairage de cet œil provoque le réflexe consensuel sue la pupille du côté opposé, on peut conclure à une amaurose simulée.

Si la pupille du côté éclairé est en mydriase et ne se contracte pas, et que cependant la pupille du côté opposé se contracte, par réflexe consensuel, c’est que la mydriase relève d’une lésion de la voie centrifuge : mydriase médicamenteuse, paralysie du III.

Par suite d’une altération de la voie centrifuge

Par suite d’une altération de la voie centrifuge, à partir du noyau d’Edinger-Westphal et jusqu’aux terminaisons des nerfs ciliaires dans le sphincter (paralysie du III, mydriase atropinique).

L’immobilité pupillaire est alors absolue : le réflexe pupillaire est aboli ; la réaction à la vision de près est également abolie ; le réflexe consensuel est supprimé : l’excitation du côté sain ne donne plus aucune réaction, la voie motrice étant interrompue.

Nous avons vu plus haut cependant qu’une lésion de la voie centrifuge peut laisser persister la réaction pupillaire à la vision de près et nous avons exposé l’explication anatomique que l’on peut en donner.

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