Symptômes des paralysies oculaires

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Les paralysies oculaires sont des mots qui éveillent l’attention. C’est la paralysie d’un œil d’un ou plusieurs muscles de l’œil.

La diplopie

La diplopie est le signe fonctionnel qui attire l’attention du malade. Assez subitement, celui-ci s’aperçoit qu’il voit double. Les objets lui apparaissent dédoublés ; le vision est troublée.

Souvent cependant le malade ne se rend pas compte qu’il voit double ; il dit alors qu’il voit trouble.

La diplopie s’accompagne d’une impression de vertige, qui va parfois jusqu’à la nausées.

La diplopie se manifeste également par les fausses projections, les fausses localisations. Le malade localise mal des trottoirs, les marches d’escalier.

Il a peur de manquer les marches ; il hésite à traverser la rue.

Il localise mal les objets qui l’entourent. Si on lui présente, dans le champ du muscle paralysé, un objet, la pointe d’un crayon par exemple, en le priant de la toucher rapidement du doigt, il manque l’objet.

Muscle de l'œil
Muscle de l’œil

Cependant, il rectifie rapidement son erreur, en tournant la tête de côté ou en fermant un œil. C’est en effet toujours dans la même direction que se manifeste la diplopie, toujours dans la même direction que le malade est gêné pour localiser les objets.

L’appareil de Landolt permet de mesurer en degrés l’erreur de localisation. Il consiste en un tableau noir, sur le quel est tracée une ligne blanche verticale.

Devant le tableau est fixée une planchette horizontale, sur le bord de laquelle le malade pose le menton. L’œil sain est obturé.

Au-dessous de la planchette est tracée sur le tableau noir une division en degrés, de part et d’autre de la ligne verticale prolongées.

Le bras du malade est complètement masqué par la planchette, de sorte qu’il ne peut contrôler du regard l’erreur de localisation.

On prie le malade d’indiquer du doigt, sous la planchette horizontale, le point qu’il croit être dans le prolongement de la ligne blanche verticale. L’erreur de localisation est ainsi mesurée en degrés.

L’appareil de Bielschowsky est un appareil de Landolt perfectionné.

Gêné par la présence de deux images, le malade ferme un œil pour mieux voir ; le plus souvent il ferme l’œil paralysé.

Le paralysie oculaire
Le paralysie oculaire

De même, pour être soulagé, il place un bandeau devant un œil ou bien il colle une feuille de papier sur l’un des verres de ses lunettes.

Souvent aussi, la diplopie entraîne une attitude vicieuse de la tête, qui le dispense de tourner les yeux dans le champ du muscle paralysé. On peut ainsi faire, à distance, le diagnostic du muscle paralysé.

Le strabisme paralytique

C’est le signe objectif capital. En général, le malade louche. Mais il ne louche pas comme dans le strabisme concomitant.

Le strabisme varie suivant la position du regard : l’œil paralysé n’accompagne pas l’œil normal dans toutes les positions du regard et l’angle strabique varie.

La déviation secondaire (déviation de l’œil sain qui se produit quand on couvre l’œil paralysé) est en général plus grande que la déviation primaire.

Le cataracte du strabisme (la façon dont l’œil est dévié) permet souvent de reconnaître immédiatement quel nerf est paralysé.

Mais, dans bien des cas, le strabisme n’est pas évident.

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