Diagnostic d’un paralysie oculaire

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Déjà, lorsque le malade se présente, on peut être frappé d’une attitude anormale de la tête et, avec un peu d’expérience, on fait le diagnostic à distance.

Une fois le malade assis devant nous, nous apercevons qu’il louche et que l’angle strabique varie suivant la direction du regard. Les mouvements du globe sont limités d’un côté.

Mouvement du globe oculaire
Mouvement du globe oculaire

Mais les signes peuvent ne pas être évidents : le malade ne se plaint pas de voir double ; il dit seulement qu’il voit trouble. Il arrive que le malade ne louche pas. La limitation des mouvements du globe n’est pas évidente.

Verre rouge

Sur ce seul signe que le malade voir trouble il faut avoir recours à la recherches méthodique de la diplopie, par l’examen au verre rouge.

La détermination de la diplopie est le chef de voûte de l’examen d’une paralysie oculaire.

Le sujet, assis sur un siège élevé, est placé en chambre noire. Ainsi s’accuse mieux le contraste des images. Un verre rouge est placé devant l’un des deux yeux.

Le sujet fait face à une paroi murale devant laquelle sera promenée la source lumineuse. Sur la paroi murale peut être tracé, partant du sol, un carré de 3 m de côté, divisé de permettre au malade de mieux désigner la position de la fausse image.

Elle doit être tenue verticale pour l’étude des diplopies horizontales ; elle doit être tenue horizontale pour l’étude des diplopies verticales.

La source lumineuse est placée à 5 m de distance, d’abord droit devant à hauteur des yeux, puis successivement à droite et à gauche, en regard de chaque champ mural, dans le cas de diplopie verticale.

La source lumineuse
La source lumineuse

Images doubles

On obtient ainsi 9 positions successives des images doubles, que l’on peut reporter sur le tableau mural, ou que l’on transcrit sur un schéma comprenant 9 cases correspondant aux directions du regard.

La tête du sujet reste immobiles, face en avant.

Dans les exercices courants, certains préfèrent laisser la source lumineuse fixe et imprimer à la tête des mouvements passifs d’élévation, d’abaissement, d’orientation à droite ou à gauche.

Ce procédé commode demande plus de réflexion, car il faut toujours avoir présent à l’esprit qu’à une orientation déterminée de la tête correspondant la déviation opposée du regard.

On commence par faite reconnaître au malade les caractères des deux images. Dan ce but, on couvre de la main l’œil muni de verre rouge : le malade voit l’image de couleur naturelle.

On couvre ensuite l’autre œil et le malade reconnaît l’image rouge.

On couvre à nouveau de la main, puis on découvre les deux yeux et on demande au malade ce qu’il voit, s’il voit deux images distinctes et séparées.

Fausse image

On a coutume de parler de vraie et de fausse image. L’image varie est celle qui est projetée sur l’objet lumineux lui-même. La fausse image est projetée à distance de l’objet lumineux ; elle apparaît en général moins précise, parfois plus lointaine.

Deux règles ont été formulées, qui indiquent de façon générale les caractères de la diplopie :

La fausse image (image de l’œil paralysé) se déplace toujours dans la direction qui correspond à l’action du muscle paralysé.

Le muscle de l'œil
Le muscle de l’œil

L’écart des images augmente dans la direction qui correspond à l’action du muscle paralysé.

L’explication de ces règles fondamentales nous est donnée par l’examen analytique d’une diplopie.

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