Le ptérygion

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Autres affections de la conjonctive, nous allons examiner la vérité sur le ptérygion.

Symptômes

C’est un voile de conjonctive, triangulaire, tendu de l’angle interne de l’œil à la face antérieure de la cornée.

La partie adhérente à la cornée : tête du ptérygion, est toujours située suer l’axe transversal de la cornée, dans l’aire de la fente palpébrale.

Le ptérygion
Le ptérygion

Elle semble attirer à soi, en la rétractant, en la plissant, la conjonctive bulbaire, de sorte que le corps du ptérygion s’épanouit en éventail vers la région de la caroncule.

Sous le bord supérieur et le bord inférieur arqués du voile se forme un sinus profond dans le quel on peut introduire un stylet ; mais il ne s’agit pas d’un pont conjonctival et le stylet vient buter contre le fond du sinus.

Si l’on soulève le corps du ptérygion en le saisissant avec le nom de col à une partie vaguement rétrécie entre le corps et la tête du ptérygion.

Le voile conjonctival est sillonné de vaisseaux tendus qui convergent vers la tête avec les plis de la conjonctive ; ils s’arrêtent à petite distance de l’extrémité avancée de la tête.

L’examen à la lampe à fente précise certaines notions :

La tête du ptérygion, où transparaissent parfois des formations kystiques, dessine une ligne courbe, converse vers la pupille ; elle est solidement ancrée par des prolongements opalins dentelés, qui semblent se perdre dans les lames de la cornée ; au-devant d’elle dans la cornée transparente saine, on voit de petites taches blanches occuper le plan de la membrane de Bowman.

Évolution

Le ptérygion peut demeurer ; c’est alors un voile d’aspect tendineux, peu vascularisé.
Il peut au contraire montrer une tendance à progresser.

C’est alors un voile richement vascularisé, à tête saillante, d’aspect charnu.

Au cours de la lente progression, le tête du Le ptérygion s’avance vers le centre de la cornée ; la rétraction cicatricielle amarre le globe et limite son excursion en dehors, occasionnant ainsi une gêne réelle et provoquant parfois la diplopie. La progression peut s’arrêter.

La diplopie
La diplopie

Étiologie

Le ptérygion siège toujours dans l’aire découverte de la fente palpébrale et presque toujours en dedans, parfois en dehors mais toujours sur l’axe transversal de la cornée.

On l’observe habituellement chez le sujet exposés par leur profession aux intempéries, au soleil, aux poussières, à de petits traumatismes professionnels (maçons, tailleurs de pierre, cultivateurs) et l’on ne peut s’empêcher de penser que la conjonctive est venue adhérer là où la cornée a été irritée, à la manière dont le péritoine vient adhérer à un viscère enflammé.

Traitement

Seul un ptérygion qui progresse exige un traitement chirurgical. Le traitement médical des conjonctives, institué au début, peut enrayer la progression.

La protection des yeux contre les poussières, le soleil, les traumatismes professionnels, est recommandable.

La conjonctive qui accompagne et active la marche du ptérygion, entretenue par les corps étrangers qui viennent se prendre dans les replis et ne sont pas balayés par les larmes, exige un traitement.

Il ne faut pas cependant pas trop attendre pour opérer un ptérygion qui progresse.

L’essentiel est de séparer franchement de la cornée la tête su ptérygion, en amorçant le clivage assez loin en avant de la tête, pour supprimer les îlots de tissu cornéen et en clivant en profondeur dans les lames de la cornée, pour ne laisser persister aucun tissu cicatriciel.

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