Paralysies fasciculaires ou radiculaires

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Les atteintes fasciculaires ou radiculaires sont évoquées devant un syndrome.

Les lésions qui atteignent les faisceaux nerveux à l’intérieur du tronc cérébral, entre le noyau et l’émergence, atteignent en même temps le faisceau pyramidal, au-dessus de son entre-croisement.

Il en résulte des syndromes cliniques dits : hémiplégies alternes qui permettent d’emblée une localisation précise de l’atteinte du nerf et ainsi de la lésion causale.

En deux endroits du tronc cérébral, la lésion réalise un tableau caractéristique.

Lésion pédonculaire : hémiplégie alterne supérieure

Le faisceau pyramidal occupe le pied du pédoncule cérébral ; les faisceaux du III traversent le faisceau pyramidal dans sa partie interne.

La lésion du nerf et le faisceau pyramidal auquel sont encore accolées, avant son entre-croisement, les fibres cortico-nucléaires destinées au facial et à l’hypoglosse.

Syndrome de Weber

C’est le tableau clinique le plus typique. Il est caractérisé par la paralysie du III du côté de la lésion, la paralysie des membres, du côté opposé.

A la paralysie des membres est associée la paralysie faciale, du type central (respectant l’orbiculaire) et la paralysie de la langue.

Paralysie faciale
Paralysie faciale

Les signes peuvent varier suivant le siège et l’étendue de la lésion, suivant l’extension et le mode d’évolution, réalisant :

Syndrome de Benedikt

La paralysie du III siège du côté de la lésion. L’hémiplégie du côté opposé est limitée à la face, avec hémitremblement des membres, hémichorée, hémiathétose.

Syndrome de l’artère cérébrale postérieure

Il est caractérisé par la paralysie du III complète, du côté de la lésion, l’hémiplégie de la face et des membres du côté opposé, une hémianopsie homonyme, avec réaction hémiopique de Wernicke.

Ce syndrome traduit le retentissement de la lésion vasculaire sur la bandelette optique.

Lésion protubérantielle. Hémiplégie alterne inférieure

Dans la région moyenne et inférieure de la protubérance, les faisceaux du VI et ceux du VII traversent, à petite distance l’un de l’autre, le faisceau pyramidal.

La lésion (le plus souvent une tumeur) intéresse à la fois les deux nerfs et le faisceau pyramidal avant son entre-croisement.

Syndrome de Millard-Gubler

Caractéristique de celle localisation, il est constitué par la paralysie du VI, précédé ou suivie de la paralysie faciale, l’hémiplégie du côté opposé.

Si la lésion s’étend vers la ligne médiane, la paralysie faciale fait défaut tandis que s’installe une paralysie du VI du côté opposé (en général moins accusée que celle du côté lésé).

Si le processus empière vevrs la région dorso-latérale, l’atteinte du noyau du V se traduit par des névralgies, des troubles de la sensibilité dans le domaine de l’ophtalmique, la disparition du réflexe cornéen.

S’il s’agit d’une tumeur du tronc cérébral, le syndrome s’installe de bonne heure. Un tubercule peut atteindre un certain volume avant de donner des signes de déficit nerveux.

Si le syndrome protubérantiel est dû compression à distance par une tumeur du cervelet, les manifestations d’hypertension intra-crânienne, en particulier l’œdème de la papille, apparaissent de bonne heure.

Syndrome de Millard Gubler
Syndrome de Millard Gubler

Syndrome de Foville

Il n’est pas rare que la lésion protubérantielle gagne vers la calotte. Elle intéresse alors non plus les faisceaux mai les noyaux du VI et du VII, qui sont voisins l’un de l’autre, en même temps que la bandelette longitudinale postérieure.

La paralysie des mouvements associés de latéralité des yeux (paralysie du regard) se surajoute au syqndrome de Millard-Gubler.

Ainsi se trouve réalisé le syndrome de Foville protubérantiel, du type inférieur.

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