La paralysie générale du système nerveux

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La paralysie générale tout une encéphalite chronique diffuse en relation avec la fixation directe du tréponème au sein du parenchyme nerveux.

Elle est caractérisée anatomiquement par des lésions dégénératives de la substance nerveuse.

La dégénérescence propre de l’écorce cérébrale domine le tableau clinique.

Des altérations anatomiques caractéristiques de la syphilis cérébrale clinique et l’autopsie révèle souvent les altérations anatomiques insoupçonnées du tabes.

Signes oculaires

C’est précisément dans cette forme dite spinale de la paralysie générale que les manifestations oculaires prédominent.

Les troubles pupillaires

Les troubles pupillaires ont une grande valeur diagnostique :

L’inégalité pupillaire est le signe le plus précoce, celui qui souvent attire l’attention sur une P. G. jusque-là insoupçonnée. Elle le fait pour ainsi dire jamais défaut dans le cas de P. G. confirmée ; elle est le fait d’une mydriase unilatérale.

L'inégalité pupillaire
L’inégalité pupillaire

La déformation de la pupille est également très fréquente. C’est dans la P. G. plus encore que dans le tabes que l’on observe à la lampe à fente la pupille déronde, tendue dans un secteur où elle dessine la corde de l’arc.

Les mouvements vermiculaires de reptation, de part et d’autre du secteur paralysé, confirment la valeur de ce signe.

La mydriase appartient plus spécialement à la P. G. On observe parfois la mydriase à bascule.

Le signe d’Argyll-Robertson s’observe dans 50 % des cas. Accompagné de troubles psychiques, ce signe a une grande valeur diagnostique, car il est extrêmement rare dans les autres affections psychiques.

L’aréflexie pupillaire absolue s’observe dans 30 % des cas. Elle représente le stade terminal des altérations des réflexes pupillaires.

C’est un signe de moindre valeur diagnostique, car il peut tout ainsi bien appartenir à la syphilis cérébrale.

Les paralysies oculaires

Les paralysies oculaires sont infiniment plus rares que dans le tabes. Seule l’ophtalmoplégie interne, unilatérale ou bilatérale est relativement fréquente.

L’atrophie optique

L’atrophie optique est rare, de l’avis des psychiâtres. Elle s’observe surtout dans les cas de tabo-paralysie.

La migraine ophtalmique a été signalée par Charcot et Parinaud à la période prodromique de la P. G.

La cécité psychique a été observée par Fuchs au cours d’un accès paralytique.

Paralysie générale infantile

Elle possède en propre certaines manifestations oculaires :

Les paralysies oculaires sont rares.

Les troubles pupillaires par contre sont particulièrement fréquents ; il est rare que la pupille soit normale.

L’inégalité pupillaire s’observe dans 65 % des cas.

L’irrégularité de la pupille est très fréquente.

La mydriase est le signe le plus habituel (70 % des cas).

Le signe d’Argyll-Robertson est relativement rare (15 % des cas).

L’aréflexie pupillaire totale, par contre, est extrêmement fréquente (80 % des cas), souvent avec mydriase.

Les troubles pupillaires, dans la P. G. infantile, sont souvent associés à d’autres signes de syphilis congénitale (reliquats de kératite interstitielle, chorio-rétinite) qui viennent confirmer la valeur sémiologique du signe pupillaire.

L’atrophie optique, rare, est cependant plus fréquente que dans la P. G. de l’adulte.

Encéphalopathies infantiles

Encéphalopathies infantiles
Encéphalopathies infantiles

La syphilis congénitale domine l’étiologie des encéphalopathies infantiles.

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