Mesure de la tension oculaire

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La tension oculaire ou tonomètre peut être appréciée au doigt

Le sujet étant aussi devant l’observateur, sur un siège bas, on lui demande de regarder légèrement en bas, de façon que la paupière supérieure soit étalée au-devant du globe, sans contraction de l’orbiculaire, et que la pression puisse être exercée sur la sclérotique et non sur la cornée.

Les deux mains prenant point d’appui sur le front, par le médius et l’annulaire, on place la pulpe des deux index sur la paupière, au-dessus du cartilage tarse et l’on procède comme pour chercher la fluctuation.

La pression

La pression doit s’exercer,  non pas d’avant en arrière mais de haut en bas, le globe prenant point d’appui sur le plancher de l’orbite.

A l’état normal, le globe est fluctuant.

Pour peu que l’on ait acquis un peu d’expérience, on peut apprécier ainsi les modifications grossières de tension.

On peut s’assurer par exemple, avant d’installer de l’atropine ou de l’homatropine, que le globe n’est pas hypertendu.

Mais l’examen d’un glaucome chronique exige une menstruation plus précise.

Tonomètre

La tonomètre elle-même ne donne pas une mesure parfaitement exacte du tonus mais une mesure approximative, qui convient à l’examen clinique de l’œil.

On utilise les tonomètres dits à dépression, qui mesurent, en mm Hg, la force nécessaire pour déprimer la cornée. Pour déprimer la cornée de façon identique, la force varie suivant la tension du globe.

Tonomètre de Schiötz

Tonomètre de Schiötz
Tonomètre de Schiötz

Il se compose de deux parties :

Système  dépresseur, formé d’une tige cylindrique qui déprime la cornée. On la charge, suivant la dureté apparence du globe, d’un poids de 5,5 g ou 10 g.

Un système mensurateur, qui mesure en millimètres la profondeur de la dépression produite. Il est formé d’un levier qui actionne une aiguille en regard d’une échelle graduée.

L’appareil coulisse dans un cylindre, de sorte que seul le poids posé sur la tige presse sur la cornée.

L’appareil est d’abord plongé dans l’alcool, pour assurer sa propreté, puis dans l’eau bouillie tiède, qui enlève l’alcool et chauffe légèrement la surface portante.

Le patient est couché horizontalement. L’anesthésie de la cornée est assurée par deux instillations d’holocaïne.

Le malade regarde au plafond avec l’autre œil, pour assurer l’immobilité du globe.

D’une main, on écarte les paupières, sans exercer de pression. L’appareil, tenu de l’autre main par ses branches latérales, est posé normalement sur la cornée, concentriquement et en contact par toute sa surface. Il est tenu exactement vertical, n’agissent que par son propre poids.

On lit sur l’échelle le déplacement de l’aiguille. Le résultat, exprimé en millimètres, est transformé en mm Hg par la lecture d’un tableau de courbes.

Tonomètre de bailliart

La tige de dépression pèse sur la cornée, non sous l’influence d’un poids, comme dans le tonomètre de Schiötz, mais sous l’influence d’un ressort. L’appareil permet l’examen en position assise, car il n’est pas nécessaire qu’il soit tenu vertical.

Tonomètre de bailliart
Tonomètre de bailliart

D’autre part, la mesure est donnée en milligrammes. C’est pourquoi ce tonomètre est utilisé de préférence dans la pratique courante.

On peut répéter plusieurs fois sur le même de la mesure et inscrite les notations successives.

Quel que soit l’appareil, une vérification de son exactitude doit être faite avant usage. L’exactitude n’est d’ailleurs que relative.

Le mieux est de se servir toujours du même appareil pour des notations échelonnées dans le temps. Il faut aussi toujours comparer la tension des deux yeux chez un même individu.

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