Le glaucome primitif

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Le glaucome primitif s’observe habituellement chez les personnes âgées, ayant dépassé la cinquantaine.

Étiologie

Il est exceptionnel qu’il se manifeste chez des sujets jeunes ; il se rapproches alors du glaucome infantile par ses caractères évolutifs.

Le glaucome
Le glaucome

Le glaucome primitif intéresse également les deux sexes. Cependant la forme aiguë se manifeste plus souvent chez la femme.

Les malades semblent prédisposés au glaucome par un état constitutionnel, caractérisé par l’instabilité des réactions vaso-motrices.

La réfraction jour un rôle minime. L’hypermétropie a été invoquée comme cause favorisante. Le glaucome s’observe cependant également sur l’œil myopie ; il évolue alors de façon insidieuse et risque d’être méconnu.

Le glaucome, souvent unilatéral au début, a tendance à se manifester bilatéral.

Pathogénie

A l’époque où s’opposaient encore les deux théories de la sécrétion et de la filtration, on considérait le glaucome comme intimement lié à l’hypertension oculaire. On invoquait, pour apporté aux voies d’excrétion.

La théorie de l’hypersécrétion

La théorie de l’hypersécrétion incriminait une sécrétion exagérée d’humeur aqueuse par le corps ciliaire.

En relation avec une inflammation de la choroïde.

En relation avec un dérèglement d’origine nerveuse, par hyperexcitabilité du sympathique.

La théorie de la rétention

La théorie de la rétention attribuait le glaucome à l’obstacle apporté à l’écoulement hors de l’œil de l’humeur aqueuse.

Pa accolement de la racine de l’iris à la face postérieure de la cornée.

Par obturation en avant du diaphragme irido-cristallinien.

Par obturation des voies de filtration dans l’angle de la chambre antérieure.

Par oblitération des fentes lymphatiques du stroma de l’iris, résultat de l’atrophie du stroma, de l’accumulation de pigment.

Le stroma de l'iris
Le stroma de l’iris

Par oblitération des voies d’écoulement postérieures, représentées par les espaces lymphatiques périvasculaires du nerf optique.

Cette théorie de la rétention était apparemment confirmée par les recherches expérimentales, par l’action favorable des opérations fistulisantes, etc.

En réalité, les altérations anatomiques, effectivement observés dans le glaucome et auxquelles on attribuait la rétention, sont actuellement considérées comme altérations secondaires, dues à l’hypertension.

Elles ne sont plus guère admises comme cause efficiente du glaucome primitif.

A l’heure actuelle, on a davantage tendance à considérer le glaucome comme la manifestation sur l’œil d’un état constitutionnel général, caractérisé par le déséquilibre du système organo-végétatif.

Le fait essentiel, dominant tout, serait le dérèglement du mécanisme nerveux qui assure la régulation normale de la tension oculaire.

L’innervation locale autonome du tractus uvéal peut être influencée :

Par des facteurs nerveux affectifs et l’on revient ainsi, sous une autre forme, au dérèglement nerveux invoqué d’abord par Demours, à la névrose sécrétoire de Donders, à l’angionévrose d’Hamburger.

Et l’on entrevoit le rôle probable du thalamus  et des centres sous-thalamiques  dans cette maladie de l’affectivité.

Par des facteurs humoraux, mis en évidence par les expériences de Hertel, de Wesley, sur le rôle de la thyroïde, de l’hypophyse, des glandes génitales et par les observations clinique de Irme.

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