Les manifestations oculaires et la sclérodermie

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Si le malade est atteint de sclérodermie, il faut évidemment examiner les paupières.

Il faut savoir que la sclérodermie s’accompagne parfois de caractère et examiner le malade à la lampe à fente, près dilatation de la pupille.

En présence d’un malade adressé par le dermatologiste avec un diagnostic d’une affection cutanée déterminée, l’ophtalmologiste doit savoir quelles manifestations oculaires il convient de rechercher.

Syndrome de Rothmund

Chez un enfant atteint de sclérodermie, avec télangiectasies du visage, troubles de la pigmentation, plages atrophiques du bord des oreilles, mains petites avec doigts trapus, alopécie, il n’est pas exceptionnel d’observer une cataracte infantile, de type endocrinien.

Le cataracte infantile
Le cataracte infantile

Syndrome de Werner

Il est très voisin du syndrome de Rothmund, mais les signes apparaissent à la puberté. L’enfant est de petite taille ; il présente des signes de sclérodermie, des troubles endocriniens accusés ; une canitie précoce apparaît vers l’âge de 16 ans. La cataracte se manifeste vers l’âge de 18 ans.

Si le malade est atteint de lèpre, il faut s’attendre à observer des altérations caractéristiques de l’iris.

S’il est atteint d’une affection mycosique (sporotrichose, blastomycose), on observera peut-être sur la conjonctive un semis de nodules jaunâtres que l’on aurait pris pour des granulations miliaires de la tuberculose.

Si le malade est atteint de lupus érythémateux, on découvrira des lésion de kératite et l’on se trouvera peut-être en présence, à l’examen ophtalmoscopique, d’un trouble œdémateux de la rétine avec de nombreux exsudats et des hémorragies.

Une dermatomyosite s’accompagne parfois d’iritis, de paralysies oculaires. Les lésions observées au fond d’œil sont caractéristiques par l’œdème de la rétine, la distension et la tortuosité des veines, les exsudats et les hémorragies.

Une hyperkératose palmaire et plantaire est souvent accompagnée des signes d’une dégénérescence héréditaire et familiale de la cornée.

Si le malade est atteint de lymphogranulomatose inguinale, on observe parfois un trouble cornéen, les signes d’une uvéite métastatique (sclérite, iritis), des altérations de la rétine caractérisées par le trouble œdémateux, la dilatation des veines.

Syndrome de Reiter

Il est caractérisé par un état rhumatismal (en général fluions polyarticulaires résolutives), associé à des désordres intestinaux (dysenterie, diarrhée), une uréthrite en apparence amicrobienne, une conjonctivite aiguë, lus rarement une kératite, à titre exceptionnel une kératodermie et même un infiltrat pulmonaire labile.

Syndrome de Reiter
Syndrome de Reiter

L’affection évolue, soit de façon aiguë, avec deux ou trois poussées successives, soit de façon chronique.

Le syndrome relève d’étiologie diverses : infection dysentérique (syndrome de Fiessinger-Leroy) ; uréthrite à inclusions (syndrome de Reiter).

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