Xérosis de la cornée et dystrophie d’origine vasculaire

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La cornée a perdu complètement sa transparence.

Xérosis de la cornée

Xérosis de la cornée
Xérosis de la cornée

L’épithélium, transformé par métaplasie, est devenu épithélium pavimenteux stratifié, comme l’épithélium des téguments.

Le globe oculaire est couvert par un peau opaque, légèrement translucide, à travers laquelle on entrevoit la teinte grisâtre de la cornée.

Cet état s’observe :

Comme reliquat d’une kératomalacie ;

Comme manifestation de la syphilis congénitale ;

Comme reliquat d’une conjonctive diphtérique ;

Comme complication évolutive du pemphigus ;

Au terme de la longue évolution d’un trachome.

Il peut être le résultat d’une conjonctive par dessiccation. On l’a vu apparaître à la suite de l’extirpation de la glande lacrymale.

Dystrophie d’origine vasculaire

C’est un trouble de nutrition en relation avec les altérations survenues dans le réseau vasculaire du limbe.

On l’observe dans les semaines qui suivent une brûlure du limbe par la chaux, par l’ammoniaque.

On l’observe, dans sa forme la plus typique, à la suite des brûlures de la conjonctive par ypérite.

Cette dystrophie s’annonce par des phénomènes irritatifs : douleurs névralgiques, larmoiement, et par l’apparition d’ulcérations marginales ou centrales de la cornée.

Cette dystrophie est caractérisée par l’aspect tomenteux, inégal de l’épithélium, accompagné d’un trouble interstitiel.

La cornée, observée à la lampe à fente, évoque la glace irrégulière et trouble d’un étang balayé par le vent d’hiver.

Œdème primitif de la cornée (distrophie épithéliale de Fuchs)

L’œdème primitif de la cornée, décrit par Aubineau, se présente sous un tableau clinique très caractéristique : chaque matin, un trouble visuel se manifeste ; c’est une impression de brouillard dense, qui dure toute la matinée.

Œdème de la cornée
Œdème de la cornée

Le brouillard se dissipe complètement l’après-midi.

La cornée est embuée. L’examen à la lampe à fente, effectué le matin, fait découvrir une buée épithéliale qui fait tout d’abord penser au glaucome ; cependant, l’œil est plutôt hypotone.

Si l’examen très attentif permet de constater le dépoli de l’épithélium et souvent aussi un trouble de l’endothélium, qui apparaît comme friable, lacunaire, exfolié, avec de déchirures à clapet.

Le tableau clinique est loin d’être toujours aussi schématique.

L’étiologie de l’affection est inconnue. On a mis en cause l’hypercholestérinémie.

Elle paraît être plutôt en relation avec un déséquilibre du tonus oculaire, oscillant entre l’hypotonie et l’hypertension, du fait de la perméabilité anormale de l’épithélium et de l’endothélium, relevant de quelques troubles dystrophiques.

Dans certains cas, elle se manifeste comme un dégénérescence familiale.

Les traitements mis en œuvre jusqu’ici ne semblent pas modifier l’évolution de l’affection. Celle-ci peut guérir spontanément, au moins pour un temps ; elle peut conduire, en quelques années, à la quasi-cécité.

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