La vision de couleur

0
632

Lorsque nous considérons les objets qui nous entourent, nous recevons d’eux une impression colorée. Nous allons vous parler de cette vision de couleur.

Considérations générales

  • la neige nous paraît blanche
  • le charbon noir
  • la prairie verte
Prairie verte
Prairie verte

Nous considérons :

  • le vert, le rouge, le jaune, le bleu, le violet et leur intermédiaires comme des couleurs, comme le tons
  • le blanc, le gris et le noir, que nous considérons comme des couleurs sans tonalité

La lumière est l’excitant normal de l’organe visuel, bien que des excitations diverses puisent donner lieux à des sensations colorées.

La sensation de couleur dépend de la qualité des rayons lumineux qui émanent d’un objet. Celle-ci déclenche, dans l’organe de réception, une excitation qui, transmise au cerveau par les voies optiques, est représentée comme couleur.

Ainsi, la sensation de couleur dépend à la fois :

  • de l’appareil récepteur
  • des voies de transmission
  • de l’appareil de perception

La couleur n’est donc pas une propriété de l’objet lui-même, ni des radiations qui en émanent, ni de l’excitation de la rétine, mais bien plutôt la conscience d’une qualité déterminée.

Nous reconnaissons aux couleurs trois qualités fondamentales :

  • le ton
  • la saturation
  • la clarté

Le ton est la couleur proprement dite, que nous exprimons par le nom :

  • rouge
  • vert
  • jaune…

La saturation est la pureté sans mélange, telle qu’elle se présente dans les couleurs du spectre.

La luminosité nous permet de distinguer des couleurs plus claires et des couleurs plus sombres ; dans le spectre solaire, le maximum de luminosité pour le sujet normal, se trouve dans la zone vert-jaune.

La lumière est un phénomène physiologique, provoqué par une petite partie des ondulations électromagnétiques qui nous entourent.

Notre œil n’est sensible qu’aux longueurs d’onde qui correspondent au spectre visible, allant de 400 mµ à 700 mµ.

On peut, en effet, décomposer la lumière par le prisme et obtenir quelques couleurs :

  • violet 400
  • indigo-bleu 450
  • vert 500
  • jaune 600
  • orangé 650
  • rouge 700 mµ

A l’inverse, on peut reconstituer la lumière incolore en mélangeant toutes les couleurs du spectre, ou quelques-unes seulement, ou même en mélangeant deux seulement de ces couleurs, convenablement choisies, telles que :

  • rouge et vert
  • jaune et indigo
  • orange et bleu
  • jaune-vert et violet

Ces derniers couleurs, qui se neutralisent l’une l’autre, sont dites : couleurs complémentaires.

Théories du sens des couleurs

Couleurs
Couleurs

De ces possibilités de reconstitution de la lumière blanche, de neutralisation, sont nées les théories du sens des couleurs, théories innombrables qui n’ont pas éclairci la question.

De ces théories, seule mérite d’être retenue la théorie trichromatique de young, parce qu’elle sert encore de base, peut-être à tort, à la classification des trouble congénitaux du sens des couleurs.

Théorie de Young

D’après ce théorie, développée plus tard par Helmholtz, rénovée récemment par V. Kries, il n’est pas nécessaire, pour reconstituer la lumière blanche, de mélanger toutes les couleurs du spectre. 3 simplement suffisent :

  • le rouge
  • le vert
  • le violet ou bleu

Elles sont dites, pour cette raison, couleurs fondamentales.

Toutes les impressions colorées peuvent être rapportées à leurs composantes physiologiques :

  • les trois sensations fondamentales auxquelles correspondant, dans l’appareil de réception et de transmission
  • trois récepteurs nerveux
  • trois sortes de fibres nerveuses spécifiques

Ces trois sortes d’organes récepteurs sont bien excitées par l’ensemble des lumières du spectre, mais à un degré différent :

  • la première réagit surtout aux grandes longueurs d’onde, moins aux autres
  • la deuxième surtout aux longueurs d’onde moyennes et moins aux deux autres
  • la troisième enfin réagit surtout aux ondes plus courtes et de même moins aux autres.

Comme résultat, nous recevons dans cet ordre de série :

  • la sensation de rouge
  • celle de vert
  • celle de violet

Les couleurs intermédiaires proviennent de ce que ces trois éléments récepteurs sont excités à des degrés différents d’intensité.

Du fait du mélange de ces trois sensations, la saturation des couleurs est incomplète ; il y a toujours un mélange de blanc.

S’il y avait excitation à un degré égal des trois éléments récepteurs, on aurait une sensation de blanc. Quant à la sensation de noir, d’après cette théorie, elle repose sur l’absence d’excitation des éléments nerveux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here