Le trouble apparait limité aux couches superficielles de la cornée

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Le trouble apparait limité aux couches superficielles de la cornée. Qu’est ce qu’on peut dire ?

Infiltrat sous-épithélial

Une affection aiguë, inflammatoire de la cornée peut se manifester par l’éruption de minuscules taches blanches, ponctuées ou nummulaires, limitées au plan de l’épithélium.

Buée épithéliale

L’aspect embué de la cornée, observe à l’œil nu, correspond à un aspect biomicroscopique très précis.

La surface de la cornée, observée à l’étrange direct, apparaître d’un blanc moins uniforme qu’à la normale ; elle est légèrement tomenteuse.

Dans la partie observée en lumière réfléchie, une mosaïque de minuscules vésicules serrées les unes contre les autres se dessine, rappelant la buée déposée à la surface d’une vitre.

Elle est la manifestation d’une imbibition œdémateuse de l’épithélium.

Elle attire en premier lieu l’attention sur un déséquilibre survenu dans le tonus oculaire, sur un glaucome aigu ou subaigu dont elle invite à rechercher les autres signes ; mais la buée épithéliale s’observe tout aussi bien dans l’ophtalmomalacie.

Elle peut être le signe d’un état dystrophique rare : dystrophie épithéliale et endothéliale ou œdème primitif de la cornée et exige un examen méthodique.

Bulles épithéliales

Souvent, des bulles de grande dimension interrompent la mosaïque dessinée par la buée épithéliale. Elles ont alors la même signification ; elles peuvent demeurer au cours d’une hypertension durable.

Une kératite bulleuse

Une kératite bulleuse
Une kératite bulleuse

Une kératite bulleuse, constituée de bulles isolés, peut être la manifestation d’une dystrophie épithéliale.

L’exfoliation de l’épithélium

L’exfoliation de l’épithélium est le plus souvent le reliquat de la buée épithéliale. La surface de la cornée apparaît, à l’éclairage direct, blanchâtre, poudreuse, exfoliée. Elle se colore discrètement à la fluorescéine, au mercurochrome.

Cette exfoliation se voit comme conséquence d’instillations inconsidérées de cocaïne ; c’est ainsi qu’elle se voit, durant quelques minutes, dans la partie de la cornée où a été appliqué le tonomètre.

L’exfoliation de l’épithélium qui se voit dans la kératine bulleuse peut se faire sous forme de haillons qui s’enroulent que eux-même ; ils se voient à l’œil nu sous forme de filaments suspendus à la cornée.

L’érosion de l’épithélium

L’érosion de l’épithélium est une perte de substance qui s’étend jusqu’à la membrane de Bowman. Colorée à la fluorescéine, au mercurochrome, au bleu de méthylène, elle montre à la lampe à fente son vrai caractère.

Elle peut être d’origine traumatique. Elle peut être le signe de l’épithélium, sur une large surface circulaire, est le signe caractéristique de la kératine neuroparalytique.

La membrane de Bowman peut être le siège d’altérations limitées :

La membrane de Bowman
La membrane de Bowman

Déhiscence de la membrane de Bowman

Déhiscence de la membrane de Bowman, parfois colorée en vert et dessinant une ligne oblique et incurvée qui traverse la cornée ; c’est la ligne de Staeli.

Tractus hyalins  de la membrane de Browman

Tractus hyalins  de la membrane de Browman, entre-croisés, dessinant des figures qui rappellent les caractères d’imprimerie. C’est le signe d’une hypotonie prononcée du globe.

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