Méthode d’examen de l’affection de la cornée

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La cornée doit être examinée d’abord à l’œil nu.

Méthode d’examen

A l ‘éclairage oblique, aidé de la loupe de Berger ou de la loupe de Beebe, on peut déceler mieux  encore un dépoli, un trouble grossier de transparence, une vascularisation anormale.

La loupe de Berger
La loupe de Berger

Chez le jeune enfant indocile, il n’est possible d’examiner la cornée, pour y déceler un infiltrat, qu’en le fixant sur un lit, solidement emmailloté, et en écartant les paupières à l’aide de petites écarteurs.

L’examen à la lampe à fente réalise une véritable bio-microscopie en ce qu’il révèle les plus discrètes altérations anatomiques de la cornée, sur l’œil vivant.

La cornée examinée à la lampe à fente

L’éclairage direct

L’éclairage direct, sous le faisceau lumineux d’abord promené à la surface de la cornée, révèle la moindre altération ; il permet de ne pas méconnaître un corps étranger minuscule.

La coloration de la cornée par instillation d’une goutte de fluorescéine à 2 %, de mercurochrome à 2 %, ou de bleu de méthylène à 1 pour mille, met en évidence la moindre érosion ; elle permet d’identifier un herpès de la cornée au début.

Le faisceau lumineux dessine un parallélépipède : ils s’arrête d’abord sur l’épithélium qui apparaît d’un blanc lumineux uniforme ; il traverse le parenchyme qui s’éclaire en gris pâle et dans lequel on peut voir cheminer un filet nerveux sous forme d’un filament soyeux d’une extrême finesse.

Il éclaire la face postérieure de la cornée qui apparaît d’un blanc moins lumineux que l’épithélium.

Le faisceau lumineux

En rétrécissant le faisceau lumineux, on éclaire mieux la lésion, comparable à une coupe histologique examinée à un faible grossissement du microscope.

On peut dire alors, avec la plus grande précision, qu’une lésion de la conjonctive par exemple est localisée sur le plan de l’épithélium, sur le plan de la membrane de Bowman, dans les couches superficielles, moyennes ou profondes du parenchyme, sur le plan de la descemet, sur le plan de l’endothélium.

Zones miroitantes

Zones miroitantes. En donnant au faisceau lumineux une grande oblliquité, on arrive à obtenir ce qu’on appelle une zone miroitante.

C’est ainsi qu’on observe les plus fines lésions superficielles de l’épithélium et que l’on met en évidence le dessin en mosaïque de l’endothélium.

L’examen en lumière réfléchie

Enfin, l’examen en lumière réfléchie, dans la partie non éclairée par le faisceau mais réfléchie sur la face antérieure de l’iris ou du cristallin, montre à merveille la burée épithéliale, la circulation des globules rouges dans les vaisseaux néoformés, une vergeture de la descemet.

La cornée peut être encore, dans des cas particuliers examinée et photographiée au disque de Placido.

La sensibilité de la cornée est explorée sommairement à l’aide d’un cheveu fixé sur une tige, plus simplement encore, à l’aide une languette effilée de fin papier.

Sémiologie des altérations de la cornée

Le malade peut se présenter dans des conditions qui déjà orientent l’examen ; il en est ainsi dans le cas de traumatisme, de brûlure.

Il peut se présenter avec un œil calme ; il peut au contraire se présenter avec des signes irritatifs.

Ces signes, caractéristiques d’une affection de la cornée, toujours les mêmes, sont essentiellement :

  • la douleur
  • le larmoiement
  • la photophobie
  • le blépharospasme.

Un grand nombre d’affections de la cornée sont encore mal connues.

L’examen bio-microscopique a apporté des notions nouvelles ; c’est ainsi qu’un certain nombre d’affections ont été peu à peu individualisées au cours de ces vingt dernières années.

Un examen-biomicroscopique
Un examen-biomicroscopique

Malheureusement, à mesure qu’elles étaient décrites, elles l’étaient sous des noms différentes, de sorte que la nomenclature prête à confusion.

Les unes sont des entités reconnues ; d’autres ne sont qu’un tableau clinique commun à des affections diverses.

C’est pourquoi des notions préliminaires de sémiologie sont indispensables à la compréhension des affections de la cornée.

Il faut souligner dès l’abord que les signes les plus grossiers, les plus évidents, ne sont pas ceux qui ont la valeur sémiologique la plus importante ; ils ne sont pas fatalement un signe de plus grande gravité ; un signe apparemment minime peut avoir une valeur sémiologique de premier plan.

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