Les verres modernes

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Les verres correcteurs ne cessent d’évoluer ; c’est pour cela qu’il y a de nombreux verres modernes sur le marché.

Verres à images ponctuelles

Ce sont des verres ménisques à base variable, dans lesquels la courbure de chaque surface est calculée pour un verre de puissance déterminée.

Ces verres suppriment pratiquement l’astigmatisme d’incidence.

Un verre ponctuel de + 10 dioptries ne donne en effet qu’un astigmatisme d’incidence de 0,21 dioptrie pour un angle d’incidence de 30° et 35°, alors qu’un même verre biconvexe de + 10 dioptries donne un astigmatisme de 11,98 dioptries pour le même angle d’incidence.

Les verres sphériques, comme les verres toriques, peuvent se fabriquer en qualité “verre à images ponctuelles”.

Ils sont actuellement très largement utilisés en raison de leurs qualités optiques.

Ces verres sont dus aux travaux de Wollaston (1803), Ostwalt (1899), et de Tscherning.

Verres bifocaux

Ce sont des verres sphériques ou astigmates composés de 2 segments.

L’un, celui du haut, est utilisé pour la vision au loin, l’autre, celui du bas, pour la vision de près.

On dispose parfois 3 foyers dans le même verre, le troisième foyer étant utilisé pour la distance intermédiaire ; ils sont peu utilisés.

On distingue :

  • les verres bifocaux à la Franklin
  • les verres bifocaux à application collée
  • les verres bifocaux taillés
  • les verres bifocaux fusionnés
  • les verres bifocaux moulés
lunette bifocaux
lunette bifocaux

Les verres bifocaux à la Franklin

Ils ont été les premiers verres bifocaux utilisés ; ils sont constitués par 2 segments de verre ajustés et montés ensemble dans le même cercle de la monture.

Ils ne sont plus utilisés depuis longtemps.

Les verres bifocaux à application collée

Ces verres sont obtenus en collant une pastille sphérique de puissance correspondant au degré de presbytie sur un support constitué par le verre correcteur de l’amétropie, ou sur un verre neutre.

Les verres bifocaux taillés

Ce sont des verres dans lesquels on a taillé un segment de puissance différente et servant à la vision rapprochée.

On distingue dans cette classe 2 catégories :

  • les verres taillés à séparation visible (le segment pour voir de près et taillé en creux dans le verre)
  • les verres à séparation invisible (le segment pour voir de près est taillé en relief)

Ces derniers ont l’avantage de présenter un “saut d’image” moins important que les premiers.

Ces verres offrent un champ de vision rapprochée assez étendu, en raison de la dimension du segment taillé.

Les verres bifocaux fusionnés

Ce sont les verres bifocaux modernes.

La séparation des 2 segments est invisibles.

La forme du segment peut varier suivant les différentes fabrications.

Elle est en général ronde, d’un diamètre allant de 19 mm à 22 mm (Télégic), aplatie à sa partie supérieure (Télacros), ou rectangulaire (Télé superlux).

Dans un verre d’indice de réfraction normal (1,523), on taille et on polit une dépression d’un rayon de courbure déterminé, dans laquelle sera soudée par fusion une pastille de verre d’indice de réfraction plus élevé (1,7), dont une surface sera taillée et polie au même rayon de courbure que la dépression.

Le verre est alors travaillé sur ses 2 faces, pour lui donner sa puissance définitive.

Ces verres bifocaux sont généralement exécutés suivant les courbures des verres à images ponctuelles.

Ils peuvent également être travaillés selon les courbures des verres ménisques.

Le saut d’image, qui existe au passage de la vision au loin à la vision de près, est très réduit ; il est réduit au minimum avec les verres télacros dont la partie supérieure rectiligne du segment permet une meilleure confusion des centres optiques.

Les verres bifocaux moulés

Il existe, à l’heure actuelle, des verres bifocaux moulés dans une matière incassable (verres Igard).

Le segment est imperceptible.

Les verres bifocaux sont particulièrement indiqués chez les hypermétropes, à l’âge de la presbytie, surtout lorsque la profession exige le passage fréquent de la vision au loin à la vision de près (commerçant, instituteur,…).

Ils ont peu de contre-indications, mais beaucoup de personnes s’habituent mal au port des verres bifocaux.

Ils sont déconseiller dans les cas suivants :

  • pour les combinaisons : vision au loin, verre concave, vision de près, verre neutre
  • pour les combinaisons convexes ou concaves dont la différence entre les foyers est supérieure à 3,5 dioptries
  • chez les myopes, chez les presbytes dit intégraux n’ayant jamais porté de verres bifocaux au cours de la progression de la presbytie

On peut les conseiller aux aphaques bilatéraux, mais avec une certaines prudence lorsque ceux-ci ne sont pas encore très habitués à leur correction binoculaire de loin et de près.

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