L’épisclérite

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Le processus inflammatoire se passe dans le plan de l’épisclérite ou infiltration périvasculaire de cellules rondes. Les lames superficielles de la sclérotique sont dissociée par œdème.

Le bouton d’épisclérite

L’hyperhémie locale fait d’abord penser à quelque inflammation de la conjonctive.

Bientôt, une petite élevure rosée, du volume d’une tête d’épingle en verre, émerge d’une base rouge sombre et soulève la conjonctive à 2 ou 3 mm du limbe.

Ce bouton d’épisclérite est dur ; il faut corps avec la sclérotique ; la conjonctive glisse au-devant de lui. Il repose sur une zone circonscrite rouge sombre d’hyperhémie.

L'épisclérite
L’épisclérite

La partie acuminée de l’élevure peut prendre une teinte jaunâtre. La pression sur le bouton d’épisclérite, à travers la paupière est douloureuse ; elle efface la rougeur qui reparaît aussitôt.

Les symptômes fonctionnels sont modérés : la douleur est minime ; l’acuité visuelle est intacte.

Par son aspect, le bouton d’apisclérite rappelle la conjonctivite phylycténulaire.

Mias celle-ci appartient à la conjonctive et se mobilise avec elle lorsqu’on la refoule en poussant avec le bord palpébrale ; elle est abordée par un pinceau vasculaire rouge vif venu de la périphérie ; elle n’est pas sensible à la pression.

L’évolution du bouton d’épisclérite traîne en longueur.

Après quelques semaine, il pâlit, s’affaise et disparaît sans laisser de trace. Il y a cependant des cas extrêmement tenaces.

Le traitement est orienté par l’étiologie que sera parvenu à déceler l’examen général.

Si l’étiologie n’a pu être déterminée, le salicylate de soude, l’aspirine peuvent être employés, mais surtout les sulfamides et la pénicillines sont indiqués.

Localement, la chaleur est recommandée. Le froid est en général mal supporté ; il augmente l’inflammation.
En cas de réaction irienne légère, l’atrophie doit être instillée.

L’épisclérite périodique fugace

C’est une affection relativement rare, d’allure très curieuse. Elle frappe des adultes jeunes, le plus souvent des hommes, en plein santé.

Elle est caractérisée par l’apparition sous forme de crises, tantôt sur un œil, tantôt sur l’autre, à quelques jours d’intervalle, et parfois sur les deux yeux en même temps, d’une épisclérite d’un type particulier.

Une rougeur conjonctivale

La crise apparaît à l’occasion d’un coup de froid et s’annonce par une rougeur conjonctivale.

La rougeur conjonctivale
La rougeur conjonctivale

L’épisclérite revêt rarement l’aspect boutonneux ; c’est une simple hyperhémie de l’épisclère qui confère, à une région triangulaire à base limbique, une rougeur très vive, violacée.

A la lampe à fente, les vaisseaux apparaissent très dilatés mais non tortueux, serrés les uns contre les autres.

La conjonctive participe à l’hyperhémie ; le chémosis est fréquent. Les foyers isolés changent de place en quelques jours ; ils peuvent se juxtaposer pour entourer partiellement le limbe.

La crise s’accompagne de douleurs qui peuvent être extrêmement vives, spontanées ou exacerbées par les efforts d’accommodation.

La douleur revêt dans certains cas le type migraineux. Un œdème des paupières, du type angioneurotique, se manifeste alors.

Il n’est pas rare d’observer, en regard de l’épisclérite, un léger trouble de la cornée et une hyperhémie du réseau vasculaire limbique.

Durée de la crise

La crise peut durer 2 ou 3 jours ; elle peut traîner pendant quelques semaines. Les crises se répètent, de façon irrégulière, tantôt plusieurs fois par mois, tantôt à quelques mois d’intervalle.

Elles se répètent ainsi indéfiniment, tenaces, rebelles au traitement, pendant une vingtaine d’années.

L’étiologie est obscure. Hutchinson attribuait l’affection à la goutte, à une goutte silencieuse, sans accès.

Il semble bien qu’elle évolue comme une maladie constitutionnelle, parfois héréditaire et familiale, déclenchée sous l’influence de causes infectieuses, de causes toxiques ; elle peut se manifester à chaque menstruation.

Elle est le type de la manifestation allergique.

Le traitement

Le traitement est assez décevant. La cure de désensibilisation, le phénergan, la quinine, le salicylate de soude constituent la thérapeutique la plus efficace.

Il arrive que le traitement du foyer supposé infectant mette fin définitivement à la longue série des récidives.

1 COMMENTAIRE

  1. Zadou

    Peut on avoir une hypertrophie amygdalienne comme complication de l’epysclerite? merci pour votre reponse
    .

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