Les affections de l’œil et trouble des sécrétions

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Il y a des affections oculaires en rapport avec un trouble des sécrétions internes.

La maladie, décrite par Basedow en 1840, est caractérisée essentiellement par un goitre diffus parenchymateux, l’exophtalmie, la tachycardie, le tremblement, l’éréthisme nerveux, l’augmentation du métabolisme basal.

C’est une hyperthyroïdie, probablement d’origine centrale (diencéphale).

La maladie est beaucoup plus fréquente chez la femme que chez l’homme ; elle se manifeste au cours de la vie génitale de la femme.

L’exophtalmie

L'exophtalmie
L’exophtalmie

Dans les signes oculaires, L’exophtalmie est le symptôme le plus constant ; c’est le premier signe qui attire l’attention de la malade et de son entourage.

Elle n’entraîne par elle-même aucun trouble fonctionnel. Elle est presque toujours bilatérale, mais elle peut être unilatérale.

Elle est axile et réductible. Elle peut être légère ; elle est le plus souvent considérable : les yeux sont à fleur de tête, brillants ; le blanc de la sclérotique se voit autour de la cornée.

Le regard est typique, comme l’expression d’une colère figée.

L’exophtalmie pet être telle que le globe se luxe à travers la fente palpébrale si l’on appuie avec le doigt dans l’angle externe de l’orbite.

Elle peut s’accompagner d’hypoésthésie de la cornée ; elle expose aux complications cornéennes de la lagophtalmie.

La pathogénie de l’exophtalmie n’est pas élucidée. Il est probable qu’elle est provoquée par l’appareil musculaire lisse, innervé par le dépendance du diencéphale.

La maladie de Basedow

On a décrit des anomalies dans les mouvements des paupières, sans grande valeur sémiologique, mais qui sont devenues les signes classiques de la maladie de Basedow :

La maladie de basedow
La maladie de basedow

Signe de Gaefe

Comme toute maladie de l’atrophie optique, lorsque le malade regarde vers le bas, la paupière supérieure ne suit qu’avec retard l’abaissement du globe.

Pour mettre en évidence cette asynergie entre les mouvements des paupières et ceux du globe, le mieux est d’engager la malade à fixer un objet qu’on lui présente d’abord en l’élevant au-dessus du plan horizontal puis qu’on abaisse lentement.

On met le signe plus facilement en évidence en répétant plusieurs fois de suite l’épreuve.

Signe de Dalrymple

C’est la rétraction de la paupière supérieur qui met à découvert la sclérotique dans la partie supérieure du globe.

Signe de Stellwag

C’est la rareté du clignement. Ces signes palpébraux paraissent être d’origine diencéphalo-mésencéphalitique.

Paralysies oculaires

L’insuffisance de convergence est habituelle. On peut observer des paralysies de muscles isolés, se traduisant par la diplopie.

Le tableau est parfois celui d’une ophtalmoplégie (ophtalmoplégie exophtalmique de Brain).

La pathogénie de paralysies oculaires n’est pas parfaitement élucidée.

Il est possible qu’elles soient d’origine nucléaire ou supra-nucléaire, mais elles paraissent être plutôt en relation avec l’hypertrophie œdémateuse des muscles (infiltration lymphocytaire périvasculaire, avec fibrose interstitielle).

Le larmoiement est souvent un symptôme initial de la maladie de Basedow, tandis qu’au stade avancé de l’affection, les malades se plaignent parfois de sécheresse des yeux.

La maladie de Basedow ne s’accompagne pas de signes ophtalmoscopiques.

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