Action synergique des muscles oculaires

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Le mouvement d’un œil ne dépend pas d’un seul muscle, bien qu’un muscle joue un rôle prédominant dans le mouvement.

Mouvement d’un œil

A tout mouvement d’un œil, chaque muscle prend part.

Les muscles oculaires sont, du fait de leur innervation, en état de tonus consultant.

Tout influx nerveux est normalement distribué à tous les muscles. Dans tout mouvement règne un équilibre, une harmonie, en relation avec le tonus musculaire.

Lorsqu’un muscle se contracte, l’antagoniste se relâche (loi de l’innervation réciproque de Sherrington).

C’est ainsi que, dans l’abduction du globe, le muscle droit externe joue un rôle prédominant. Cependant, si l’abduction dépasse 40°, la sangle des muscles obliques, renforce l’action du droit externe, tandis que tous les autres muscles, par leur tonus, assurent le maintien du globe.

Insertion sclérale des muscles obliques
Insertion sclérale des muscles obliques

C’est ainsi que, dans l’adduction du globe, le droit interne est l’agent principal du mouvement ; mais à mesure que l’adduction augmente, le muscle droit supérieur et le muscle droit inférieur, agissant en synergie, renforcent l’adduction.

D’autre part, un mouvement directement en haut ou en bas exige l’action synergique de deux muscles.

Si le muscle droit supérieur agissait seul, il entraînerait en même temps l’adduction et la rotation en dedans du globe ; mais il agit en synergie avec le petit oblique qui est élévateur et en même temps, adbucteur et rotateur en dehors.

De ce fait, tout mouvement d’adducteur et de rotation en dedans est annihilé : il y a élévation pure.

De même, dans le mouvement d’abaissement pur, le droit inférieur agit en synergie avec le muscle grand oblique.

Il en est de même dans les mouvements obliques de cet appareil visuel ; vers le haut et vers le bas :

Si l’œil est en abducteur et orienté vers le haut, les muscles qui prennent la plus grande part au mouvement sont le droit externe et le droit supérieur, tandis que les autres muscles assurent le maintien du globe.

Si, au contraire, l’œil se porte en adduction, sous action du droit interne, c’est le petit oblique qui devient élévateur du globe, le grand oblique qui devient abaisseur.

Les muscles obliques rotateurs

Ainsi, les muscles obliques rotateurs qui, dans l’abduction du globe agissent comme synergistes, deviennent progressivement, à mesure que l’œil se met en adduction, purement élévateur ou abaisseur ; il s agissent alors comme antagonistes.

Cette notion qui, à titre d’exemple, montre la complexité des mouvements du globe, est indispensable au diagnostic de la diplopie.

La diplopie
La diplopie

On désigne sous le nom de positions cardinales celles qui résultent de la mise en jeu, comme agent principal du mouvement, de chacun des muscles extrinsèques.

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