Le trouble fonctionnel de la vision

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Les médecins ont tort lorsqu’ils attendent, pour adresser le malade à l’ophtamologiste, que celui-ci se plaigne d’un trouble visuel.

Le trouble fonctionnel de la vision

Tout hypertendu devrait être soumis, de façon systématique, à un examen ophtalmologique.

Il est très rare, en effet, que le malade se plaigne d’un trouble visuel. L’ophtalmologiste peut se trouver en présence du tableau de la rétinite albuminurique alors que le malade ne se plaint que d’un trouble insignifiant de la vision.

Trouble de la vision
Trouble de la vision

Parfois, cependant, un trouble visuel attire l’attention. C’est alors qu’une hémorragie s’est localisée à la région maculaire.

Plus rarement, un spasme sévère d’une artère rétinienne a déterminé une baisse brusque et considérable de la vision.

En pareil cas, la constatation de la rétinite albuminurique est révélatrice à la fois de la néphrite et de l’hypertension.

A une phase plus tardive de l’évolution, il est habituel que s’installe un trouble de la vision.

L’œdème considérable de la rétine peut aller jusqu’au décollement, limitée ou non à la rétine centrale. De vastes placards exsudatifs peuvent couvrir la région maculaire.

Vers la fin, l’apparition d’éclipses visuelles, une cécité subite annonce l’issue fatale à brève échéance.

Le contexte clinique

C’est le plus souvent celui de la maladie hypertensive, dont les formes les plus graves et les plus caractéristiques s’observent chez les jeunes, entre 20 et 30 ans.

Il s’agit d’un malade pâle, amaigri, asthénique, se plaignent de céphalées occipitales constantes, avec exacerbations, de vertiges, d’impression de doigt mort, de crampes musculaires, de dyspnée, la pâleur du malade, l’aspect de lassitude générale, l’odeur fétide de l’haleine attirent l’attention.

L’examen médical révèle : l’hypertension artérielle constante et généralement très élevée ; les signes de l’atteinte rénale, avec albuminurique massive, azotémie, dont le taux dépasse presque toujours 0,50.

Diagnostic

Étant donnée la valeur pronostique qui s’attache à la rétinite albuminurique, il importe de ne pas faire d’erreur de diagnostic.

La rétinite diabétique

La rétinite diabétique a ses caractères propres, qui permettent de ne pas la confondre. Le diagnostic peut cependant présenter de réelles difficultés.

Vision avec une rétinite diabétique
Vision avec une rétinite diabétique

Il faut savoir que, quelle que soit l’importance de l’œdème rétinien dans le diabète, la papille n’est jamais œdémateuse, tandis qu’elle l’est presque toujours dans la rétinite albuminurique.

La rétinite circinée

La rétinite circinée est une image ophtaimoscopique caractérisée par le trouble œdémateux et l’ordonnance en guirlandes des exsudats. le diagnostic peut être très délicat.

L’œdème papillaire de stase. Lorsque l’œdème de la papille est considérable, en champignon, comme il arrive parfois, on est amené à l’attribuer à une hypertension intra-crânienne par tumeur.

Le diagnostic, d’une très grande difficulté, a été discuté ailleurs.

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