Traitement de la syphilis congénitale

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La kératite interstitielle pose un problème thérapeutique très important, qu’il convient d’envisager avec le plus grand soin.

Le traitement spécifique

La notion que la  kératite interstitielle est la manifestation de la syphilis congénitale impose formellement le traitement antisyphilitique.

Traitement de la syphilis congénitale
Traitement de la syphilis congénitale

La question a cependant été discutée.

On est allé jusqu’à dire : Le traitement antisyphilitique est inutile, puisqu’il ne modifie en rien l’évolution de la maladie et puisqu’il n’empêche même pas le second œil de se prendre à son tour. Cette façon d’envisager le problème est lamentable.

D’abord, il n’est pas dit que le traitement ne modifie pas l’évolution de la kératite interstitielle.

A coup sûr, les guérisons que nous observons actuellement sont de qualité infiniment supérieure à celles que l’on observons encore il y a 20 ans.

Il semble aussi que les cas demeurés limités à un côté soient devenues infiniment plus fréquents.
Et quand cela serait.

Même si le traitement spécifique ne devrait avoir sur l’évolution même de la maladie aucune action apparente, cela ne saurait atténuer l’indication impérieuse du traitement spécifique.

Lorsqu’il traite, en effet, une kératite interstitielle qu’il vient de découvrir, l’ophtalmologie traite, avant tout, la syphilis congénitale qu’il vient de dépister le premier, alors qu’elle était insoupçonnée.

Il met ainsi l’enfant à l’abri de complications d’un autre ordre, relevant de la syphilis congénitale, à l’abri des complications osseuses en particulier.

Encore faut-il que le traitement soit conduit avec soin, c’est-à-dire poursuivi pendant des années, à la faveur d’une surveillance régulière, car une interruption dans le traitement peut être l’occasion d’une efflerescence de foyers d’ostéo-périostite.

Le traitement local

A la période d’infiltration, la photophobie impose le port de verres teintés. Les compresses chaudes agissent favorablement sur la douleur.

Au cours de la longue période pendant laquelle le trouble de la cornée ne permet pas l’examen de l’iris, il faut instiller de temps en temps une goutte bon escient, sous le contrôle du tonus oculaire.

C’est pourquoi le traitement spécifique doit être fait par l’ophtalmologiste lui-même.

A cette seule condition. C’est en traitant lui-même le malade que l’ophtalmologiste a l’occasion de surveiller l’opportunité d’une instillation d’atrophie. Sinon, le malade échappe fatalement à son observation.

A la période de régression, de légers massages au précipité jaune, la radiothérapie surtout peuvent hâter la résolution des opacités.

Le traitement générale

Enfin, parmi les malades atteints de kératite interstitielle, il y en a encore qui répondent au type cachectique que l’on observait il y a 100 ans.

D’autres présentent des troubles endocriniens. Le traitement général ne doit pas être perdu de vue :

  • séjour au grand air et au soleil
  • air marin
  • huile de foie de morue
  • iode
  • vitamines
  • traitement hormonal

Rôle social de l’ophtalmologiste

Ophtalmologiste
Ophtalmologiste

Non seulement l’ophtalmologiste, découvrent une kératite interstitielle, découvre en même temps la syphilis congénitale dont l’enfant est atteint, et la traite ; il dépiste du même coup les réactions sérologiques du père, de la mère et des autres enfants, et de traiter le syphilis dans cette famille.

Et cela n’est pas une simple vue de l’esprit.

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