Sérothérapie, vaccinothérapie et chimiothérapie

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A défaut d’action bactéricide, pratiquement irréalisable, la thérapeutique utilise des médicaments à action bactériostatique ou antibiotique.

Sérothérapie

Elle fournit à l’organisme infecté les anticorps nécessaires à se défense ; elle réalise une immunité passive.

Pour cela, elle utilise le sérum d’un organisme immunité contre l’infection en cause.

La thérapeutique
La thérapeutique

Sérum antitoxiques

C’est le type des sérums thérapeutiques. On l’utilise contre les microbes qui agissent par leurs toxines (diphtérie, tétanos).

Sérums antimicrobiens

On a recours à des sérums antimicrobiens, à des sérums mixtes, dont l’action s’exerce à la fois contre l’intoxication et contre l’infection.

On utilise également le sérum de convalescent contre les infections à virus invisibles et inconnus.

Il faut avoir recours à la voie sous-cutanée. Les injections doivent être précoces et massives.

Vaccinothérapie

On crée l’immunité spécifique active en injectant, à titre d’antigène un virus atténué de la maladie à combattre, dans le but de provoquer l’apparition des anticorps.

En réalité, la vaccination paraît agir surtout comme médication de choc.

En ophtalmologie, on utilise surtout les auto-vaccins — qui seuls paraissent avoir une action spécifique — dans les états infectieux traînants, à manifestations récidivantes.

Antitoxine

Une toxine microbienne, atténuée par le formol ou la chaleur à 42°, perd son pouvoir toxine et ne  conserve que son pouvoir antigène. Elle provoque dans l’organisme la création d’anticorps.

Bien que l’anatoxine soit surtout employée comme mode de vaccination, l’anatoxine staphylocoque a une action curative dans les staphylococcies prolongées.

Chimiothérapie

A défaut d’action bactéricide, pratiquement irréalisable, la thérapeutique utilise des médicaments à action bactériostatique ou antibiotique.

Le médicament fixe le microbe et le met dans des conditions qui l’empêchent de pulluler dans l’organisme.

Les sulfamides

L’action bactéricides des colorants azoïques n’appartient pas aux colorants, comme on l’a cru tout d’abord ; l’élément actif du médicament est une autre partie du composé : le para-aminophényl sulfamide (1162 F) ou sulfamide. Les principaux sulfamides sont :

La sulfopyridine

La sulfopyridine (dagénan) à action anti-infectieuse polyvalente contre le gonocoque, le méningocoque, le streptocoque, à un moindre degré, contre le staphylocoque et le colibacille.

Le sulfathiazon

Le sulfathiazon (thiazomide), à action polyvalente plus marquée contre le staphylocoque et le colibacille.

Colibacille
Colibacille

La sulfadiazine (adiazinz ou sumédine).

Pour le mode d’action, les sulfamides ont surtout une action bactériostatique. Il s stimulent en même temps les propriétés de défense de l’organisme.

Ils sont rapidement absorbés et diffusent rapidement dans l’organisme : le maximum de concentration dans le sang est atteint vers la 3e heure.

La barrière méningée n’existe pas : on trouve au même taux la concentration dans le liquide céphalo-rachidien et dans le sang ; c’est pourquoi les sulfamides sont actifs dans le traitement des méningites purulentes.

L’élimination se fait rapidement par les reins. Dès que le médicament est éliminé, l’immunité cesse.

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