L’inégalité pupillaire apparaît comme un signe

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L’inégalité pupillaire apparaît comme un signe, dans un tableau neurologique.

Traumatisme crânien

A l’occasion d’un traumatisme crânien récent ou ancien, l’inégalité pupillaire est un signe dont on convient d’interpréter la valeur sémiologique.

De ce signe va dépendre parfois l’indication opératoire, le choix du côté à opérer.

L’Hypertension intra-crânienne

Dans l’hypertension intra-crânienne, relevant de causes diverses, l’inégalité pupillaire est fréquente. On l’observe dans 30 % des cas environ.

Elle est variable, capricieuse et l’on peut observer tantôt la mydriase, tantôt le myosis unilatéral.

Mydriase et myosis
Mydriase et myosis

Les tumeurs cérébrales

Dans les tumeurs cérébrales, il n’est pas rare d’observer une mydriase unilatérale. Bien qu’elle ait été signalée dans les tumeurs des tubercules quadrijumeaux, dans les tumeurs du cervelet, dans les tumeurs du corps calleux, sa valeur sémiologique est douteuse.

Elle peut être due à une paralysie du III. Observée dans les tumeurs ou les abcès du lobe temporo-sphénoïdal, la paralysie relève d’une hernie cérébrale interne, par enclavement du lobe temporal.

Dans certains cas cependant, la paralysie du III, associée au syndrome d’hémorragie méningée, chez un sujet jeune surtout, attire formellement l’attention sur un anévrysme de l’hexagone de Willis.

L’hémorragie et le ramollissement cérébral

Dans l’hémorragie et le ramollissement cérébral, l’anisocorie s’observe dans près de la moitié des cas. A la période de coma, on observe habituellement le myosis du côté paralysé, tandis qu’à la sortie du coma, c’est la mydriase que l’on observe.

Les hémianopsie homonyme

Dans le diagnostic topographique d’une hémianopsie homonyme, l’inégalité pupillaire aurait, d’après Behr, une valeur sémiologique de premier plan.

Hémianopsie homonyme
Hémianopsie homonyme

Lorsque l’hémianopsie a son origine dans la bandelette optique, il y aurait, d’après lui, une mydriase, en quelque sorte paradoxale, du côté de l’hémianopsie, c’est-à-dire du côté opposé au foyer ; en outre, la réaction pupillaire à la lumière atténuées serait diminuée de ce côté.

Par contre, dans les hémianopsies ayant leur origine dans les radiations optiques, la mydriase, qui n’est d’ailleurs jamais aussi prononcée, siège du côté du foyer.

Ces notions, confirmées par Best et par Schlesinger, sont discutées.

D’après Behr, il en serait de même dans l’hémianopsie d’origine chiasmatique. Lorsqu’il y a amaurose d’un côté et hémianopsie temporale de l’autre, il y aurait anisocorie paradoxale : la pupille de l’œil voyant est plus large que la pupille de l’œil aveugle et la réaction directe à la lumière, sur l’œil voyant, est plus faible que la réaction consensuelle de la pupille sur l’œil amaurotique.

Les méningites aiguës

Dans les méningites aiguës, l’inégalité pupillaire est observée fréquemment. Il en est de même dans les méningites tuberculeuses.

Le plus souvent, à la période de début, on observe une inégalité pupillaire à caractère variable : myosis spastique d’abord, puis mydriase.

A la période terminale, l’inégalité pupillaire relève le plus souvent d’une paralysie du III.

Au cours de la méningite d’origine otitique, la pupille la plus étroite se trouverait du côté de l’otite.

De même, dans les hémorragies méningées, le myosis unilatéral est assez de la syphilis cérébrale.

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