Diagnostic de l’atrésie des voies lacrymales

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Pour le diagnostic, en présence d’un larmoiement, il faut d’abord éliminer le larmoiement par hypersécrétion des larmes.

L’examen à la lame a fente

L’examen à la lame a fente, avant toute épreuve de perméabilité, donne des indication de grande valeur. Le point lacrymal est-il absolument normal, on peut affirmer que les voies lacrymales sous-jacentes sont saines ou que le rétrécissement ‘il existe, siège dans le canalicule.

Par contre, l’examen à la lampe à fente permet de reconnaître une atrésie du point lacrymal, observer l’œdème, l’hyperhémie, la béance et la protrusion des points lacrymaux, le reflux spontané des larmes.

Les épreuves de perméabilité

Les épreuves de perméabilité doivent être méthodiquement conduites :

L’instillation de liquides colorés

L’instillation de liquides colorés dans le cul-de-sac conjonctival. On engage le malade à se moucher quelques secondes après l’instillation.

Dans les conditions normales, le mouchoir se colore sur les voies lacrymales sont perméables. Seul ce procédé permet d’affirmer que l’écoulement des larmes se fait normalement.

L’injection d’épreuve

Le malade est couché. Une goutte de cocaïne à 4 % est instillée dans le cul-de-sac. Le point lacrymal inférieur est dilaté, s’il le faut, au stylet de Bowman.

Sonde à Voies lacrymales Bowman
Sonde à Voies lacrymales Bowman

La canule d’Anel, montée sur une seringue Luër remplie de sérum physiologique est introduite dans le point lacrymal inférieur, perpendiculairement au bord libre d’abord, sur une longueur de 1 mm, puis parallèlement au bord palpébral, dans le canalicule, jusque dans le sac.

Si le malade accuse le passage du liquide dans le pharynx, avec un goût salé, c’est que les voies sont perméables.

Si au contraire le liquide reflue par le canalicule supérieur et par le canalicule inférieur, ou s’il distend le sac, c’est que les voies sont imperméables.

Si le reflux par le point lacrymal supérieur est muqueux, sale ou muco-purulent, ou s’il distend le sac, c’est que déjà le sac est infecté : il y a dacryocystite.

Le cathétérisme des voies lacrymales

Le cathétérisme des voies lacrymales permet de compléter le diagnostic en indiquant le siège et l’importance du rétrécissement.

Avant de le pratiquer, il peut être utile d’instiller par le point lacrymal, dans le sac, une goutte d’une solution de cocaïne à 4 %, pour rendre le cathétérisme moins douloureux. l’instillation est répétée deux ou trois fois, à 1 mn d’intervalle.

On utilise les sondes de Galezowski à embout olivaire, lubrifiées à l’huile de vaseline stérile. La sonde n° 3 convient le mieux au cathétérisme explorateur, parce qu’elle ne se perd pas dans les replis de la muqueuse comme font les plus petits numéros.

La paupière est tendue par le pouce habillé de gaze.

Dans un premier temps, la sonde est introduite verticalement dans le point lacrymal inférieur, d’environ 1 mm.

Dans un deuxième temps, on la fait pivoter de 90°, pour l’amener parallèlement au bord libre de la paupière et on la pousse doucement jusqu’à ce que l’on rencontre la résistance osseuse de l’unguis.

On est alors dans le sac. Si on se perd dans un pli de la muqueuse, c’est que le point lacrymal a été refoulé du côté nasal. On recule alors, et tendant mieux la paupière, on recommence.

Dans le troisième temps, on abandonne la traction sur la paupière. maintenant le contact osseux, on amène la sonde dans la direction verticale qui correspond à la direction du canal lacrymo-nasal.

On pousse la sonde avec douceur, la laissant aller, sur une longueur d’environ 3,5 cm. La sonde est alors dans la fosse nasale.

Fosse nasale
Fosse nasale

Si l’on poussait plus loin, elle viendrait buter contre le plancher osseux de la fosse nasale. La plaque est alors située à hauteur du bord supérieur de l’orbite.

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