Les vaisseaux des paupières

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Les artères des paupières sont richement anastomosées et les veines se rendent à la veine angulaire.

L’œil est un appareil visuel indispensable pour les humaines alors que les paupières sont leurs protecteurs.

Les plaies des paupières saignent abondamment. Cette richesse vasculaire assure la cicatrisation rapide des plaies et le vitalité des lambeaux autoplastiques.

Plaie de la paupière inférieure
Plaie de la paupière inférieure

Les lymphatiques forment un réseau superficiel et un réseau profond. Les lymphatiques de l’angle externe se rendent aux ganglions pré-auriculaires et parotidiens.

Les lymphatiques de l’angle interne se rendent aux ganglions sous-maxillaires.

Innervation

Les rameaux sensitifs appartiennent au trijumeau. La branche ophtalmique de Willis assure la sensibilité de la paupière supérieure, par ses rameaux nasal frontal, lacrymal, disposées de dedans en dehors.

Le nerf maxillaire supérieur, par son rameau sous-orbitaire, qui débouche du trou sous-orbitaire, innerve la paupière inférieure.

Les rameaux moteurs destinés au muscle orbitaire des paupières, qui détermine l’occlusion des paupières, proviennent de la branche supérieure orbitofaciale du nerf facial.

Ce sont ces rameaux que l’on chercher à paralyser pour obtenir l’akinésie des paupières ; celle-ci, mettant le globe à l’abri de toute pression indésirable, est indispensable aux opérations délicats qui se pratiquent sur l’œil.

La connaissance de leur topographie dicte la technique de l’akinésie.

Les rameaux moteurs destinés au muscle releveur de la paupière supérieure, qui provoque l’ouverture des paupières, proviennent de la IIIe paire. La paralysie de ce nerf entraîne le ptosis.

Ptosis
Ptosis

Des rameaux sympathiques se rendent aux vaisseaux et aux muscles lisses des paupières.

La paralysie du sympathique entraîne le rétrécissement de la fente palpébrale, un des signes essentiels du syndrome de Claude-Bernard.

Physiologie

Si les affections atteignent les paupières, le globe oculaire soufre lui aussi en ce sens que les paupières assurent la protection de ce dernier, dans sa partie antérieure, la plus explosée.

Elles le font par la solidité relative de leur charpente, mais davantage encore par le réflexe de clignement.

Celui-ci assure la lubrification de la cornée et de la conjonctive par les lames et par la sécrétion méibomienne.

Il réalise instantanément, s’il le faut, la fermeture des paupières.

Le réflexe part de la cornée ou de la conjonctive. Les terminaisons sensitives du trijumeau transmettent l’excitation à la racine bulbaire du trijumeau.

L’impulsion motrice est transmise au nerf facial et par lui à l’orbiculaire ; il en résulte une vive contraction des paupières.

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