Thrombose d’une veine maculaire

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La thrombose se localise souvent sur une veine maculaire, afférente d’une veine temporale.

Le trouble de la vision centrale fait d’abord penser à une névrite rétro-bulbaire. Le triangle infarci, visible à l’ophtalmoscope, affleure de son sommet la veine temporale ; la veine maculaire est écrasée par une artériole.

La régression se fait en quelques mois, ne laissant qu’un trouble visuel minime.

Il est infiniment plus rare d’observer la thrombose d’une veine nasale ou d’une veine provenant du territoire périphérique de la rétine.

Anatomie pathologique et pathogénie

Le siège de l’oblitération

La thrombose de la veine centrale siège, en règle générale, dans la traversée même de la lame criblée, à l’endroit où altère et veine sont enserrées, paroi contre paroi, dans une gaine conjonctive commune.

La thrombose des branches se fait presque toujours au niveau d’un croisement artériel.

Les examens histologiques de Koyanagi, portant sur les lieux de croisement artério-veineux, ont montré que le plus souvent artère et veine sont en contact immédiat, enfermées dans une gaine adventitielle commune.

Le mode d’oblitération de la veine

La plupart des examens histologiques ont porté sur des yeux énuclées pour glaucome. C’est pourquoi ils renseignent mal sur le mode d’oblitération.

Parfois, on retrouve dans la veine un thrombus visible. Toujours, les lésions d’endophébite sont associées à des lésions d’endartérite prononcée.

Chez les sujets jeunes, il est fréquent d’observer,  sur le trajet distal de la veine, des signes inflammatoires.

Dans d’autres cas, il n’y a ni thrombus, ni signe de réaction inflammatoire, mais un simple épaississement de la paroi veineuse.

Dans le cas relevant de l’hypertension artérielle, les lésions des artères sont constantes ; ce sont des lésions d’endartérite, une dégénérescence hyaline des parois.

L’examen ophtalmoscopique renseigne infiniment mieux que l’examen histologique sur le mode de thrombose dans l’artério-sclérose rétinienne.

Tout se passe comme si l’artère rigide et dure, adventielle commune, écrasait la veine et entravait la circulation de retour du sang veineux.

Étiologie

La cause de beaucoup la plus habituelle de la thrombose veineuse, chez les sujets âgés, est l’artério-sclérose rétinienne.

Thrombose veineuse
Thrombose veineuse

La thrombose peut exceptionnellement relever d’une infection aiguë, d’un foyer infectieux latent.

Chez un sujet jeune, l’étiologie syphilitique n’est pas rare.

Traitement

Si l’on assiste au début d’une thrombose, la dicoumarine qui abaisse le taux de prothrombine du plasma, trouve son indication.

Par la suite, l’essentiel est de surveiller la tension oculaire et d’éviter de dilater la pupille en vue de l’examen. Il est bon d’instiller de la pilocarpine, comme préventif du glaucome.

L’examen à la lampe à fente est capital, lors de chaque examen. Le moindre signe de rubeosis iridis apparaissant dans les mois ou les années qui suivent une thrombose de la veine centrale annonce, à coup sûr, l’apparition, à un moment donné, du glaucome hémorragique.

Les instillations de pilocarpine ne permettent pas de l’éviter.

Instillations de pilocarpine
Instillations de pilocarpine

Le traitement, en présence d’une thrombose veineuse, doit s’adresser surtout à l’étiologie qu’il faut s’efforcer de dépister.

Chez les sujets jeunes, il est bon d’avoir recours au traitement antisyphilitique, même si les réactions sérologiques sont négatives, à moins qu’une autre cause précise soit décelée.

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