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titre: "Autres types de conjonctivites gonococcique"
chemin: "/types-conjonctivites-gonococcique"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Il existe différent type de conjonctivite gonococcique. Nous allons évoquer deux de ces affections."
statut: publie
publie_le: 2015-03-03T11:00:21+00:00
version: 2
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Il existe différent type de **conjonctivite gonococcique**. Nous allons évoquer deux de ces affections.

## Conjonctivite gonococcique des fillettes

**Elle n’est pas très rare**. Elle s’observe, accompagnée de vulvo-vaginite, chez les fillettes âgées de 2 à 12 ans. La fillette est infectée le plus souvent dans le lit de sa mère ou de sa grande soeur, ou encore par les linges ou les éponges de toilette.

![](/wp-content/uploads/2015/03/fillette-300x225.jpg)

Des épidémies sont observées dans les écoles, attribuées, peut-être à tort, au banc d’école . L’affection est souvent **unilatérale**.

Le tableau clinique est celui de [l’ophtalmie purulente du nouveau-né](/ophtalmie-purulente-du-nouveau-ne/ "Ophtalmie purulente du nouveau-né"), cependant atténué. les complications cornéennes sont rares. **Le traitement** ne diffère pas de celui de la conjonctivite de l’adulte.

## La conjonctivite gonococcique métastatique

Il existe [une conjonctivite gonococcique](/conjonctivite-gonocoques/ "Conjonctivite à gonocoques") dite « **métastatique** », en relation avec l’infection générale à gonocoques; Elle est rarement observée. Les hommes sont plus souvent atteints.

La conjonctivite peut être la manifestation initiale de **l’infection générale** ; plus souvent elle apparaît en même temps que des manifestations articulaires. La sécrétion urétrale, si elle existait, se tarit lorsque la conjonctivite apparaît;

La conjonctivite se manifeste sous des formes cliniques variées :

- elle peut se présenter sous le tableau clinique de l’ophtalmie métastatique, associée à une iritis, à une irido-choroïdite métastatique ; elle fait alors partie du tableau d’ensemble décrit par Brandes, en 1850, sous le nom d' »ophtalmie rhumatismale gonococcique »
- le tableau clinique le plus caractéristique, décrit par Heerfordt sous le nom de « subconjonctivites epibulbaris gonorroïca », consiste en une hyperhémie intense des vaisseaux superficiels et profonds, avec oedème périphobie

Il rappelle le tableau de l’épisclérite ou de la **sclérite**. Des phlyctènes, ou plutôt de petites vésicules, occupent le limbe ou la conjonctive au voisinage du limbe.

La cornée participe parfois a processus, sous forme de kératine éruptivie, avec efflorescence de vésicules, analogues à celles de l’herpès, ou même sous forme d’une infiltration profonde qui simule une kératite parenchymateuse.

**L’évolution est extrêmement variable**. Le plus souvent, la poussée de conjonctive ne dure que quelques jours. Mais le récidives sont fréquentes ; elles correspondent le plus souvent à un réveil de l’inflammation urétrale, accompagné de manifestation articulaires.

La pathogènie de cette conjonctive est discutée. La conjonctive est elle due au gonocoque lui-même ou à ses toxines ?

Il semble bien qu’il s’agisse effectivement d’une métastase. **Le gonocoque** a été mis en évidence par Morax dans le tissu sous-conjonctival où prédominent les lésions.

![](/wp-content/uploads/2015/03/collyre2-300x300.jpg)

Il s’agirait en somme d’une ophtalmie métastatique à gonocoques se manifestant sous une forme atténuée. Le diagnostic pourrait être discuté avec l’épisclérite périodique fugace. [Le traitement est celui de l’infection générale](/traitement-conjonctives/ "Traitement des conjonctives en général") à gonocoques.
