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titre: "Tumeurs de la fosse cérébrale postérieure"
chemin: "/tumeurs-fosse-cerebrale-posterieure"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Ces tumeurs tirent leur individualité et l'unité de leurs caractères physio-pathologiques du fait qu'elles sont situées sous la tente du cervelet."
statut: publie
publie_le: 2015-09-14T08:45:24+00:00
version: 2
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Ces tumeurs tirent leur individualité et l’unité de leurs caractères physio-pathologiques du fait qu’elles sont situées sous la tente du cervelet.

Celle-ci contient l’ensemble de l’**appareil cérébello-labyrinthique**, organe d’équilibration, de coordination et de régulation du tonus, le tronc cérébral, le IVe ventricule, siège des grandes fonctions de la **vie végétative**, et enfin le carrefour postérieur des voies d’écoulement du **liquide céphalo-rachidien**.

![Liquide céphalo rachidien](/wp-content/uploads/2015/09/liquide-cephalo-rachidien.jpg)

*Liquide céphalo rachidien*

Qu’elles affectent, sur la ligne médiane, le vernis ou le IVe ventricule, sur les côtés, les lobes cérébelleux, et plus loin l’angle ponto-cérébelleux, ces tumeurs sont toutes caractérisées par un syndrome commun dans lequel se trouvent associés :

## Un syndrome d’hypertension intra-crânienne

Un syndrome d’hypertension intra-crânienne rapidement installé, précoce, avec **vomissements en fusée quotidiens**, parfois isolés, céphalées occipitales, raideur passagère de na nuque, [stase papillaire](/stase-papillaire/) intense soudainement installée, signes radiologies marqués, avec bombent et amincissement de l’écaille occipitale.

## Un syndrome cérébello-labyrinthique

Un syndrome cérébello-labyrinthique, avec déséquilibre, rétro- et latéropulsion, nystagmus, signes cérébelleux kinétiques ; abolition des réflexes tendineux ; accès d’hypotoniebrusque et surtout crises toniques, représentent l’équivalent majeur et grave de ces troubles ; elles traduisent l’engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital et annoncent souvent la syncope bulbaire.

On peut schématiquement isoler trois types anatomo-cliniques.

### Le neurospongiome infiltrant du vermis

Les tumeurs à évolution rapide de la ligne médiane, dont le prototype est le neurospongiome infiltrant du vermis.

C’est une tumeur de structure embryonnaire que l’on observe chez l’enfant de 5 à 12 ans. L’**hypertension intra-crânienne** domine le tableau cliniques, accompagnée d’un amaigrissement marqué, d’un syndrome vermien statique et tonique.

L’évolution fatale est de règle, en 1 an ou 18 mois au plus, malgré la grande sensibilité de ces tumeurs à la radiothérapie, l’exérèse totale restant très difficile en pratique.

### L’astrocytome du lobe cérébelleux

L’astrocytome du lobe cérébelleux, gliome de type adulte, se voit chez l’enfant de 10 à 15 ans et chez l’**adulte jeune**.

Les **signes d’hypertension** sont moins accusé, les syndromes cérébelleux médian ou latéral souvent intriqués.

L’évolution s’étale sur plusieurs années. Les clivage de l’astrocytome solide, l’ablation de la tumeur murale d’un **kyste gliomateux** sont souvent possibles.

### Le neurinome de l’acoustique

Le **neurinome de l’acoustique** ou tumeur de l’angle ponto-cérébelleux, étudiée plus haut. C’est une tumeur de l’adulte à l’**évolution lente**, souvent curable chirurgicalement de façon correcte.

![LNeurinome de l'acoustique](/wp-content/uploads/2015/09/neurinome-de-lacoustique.jpg)

*Neurinome de l’acoustique*

Mais elle peut être **bilatérale**, comme manifestation d’une neuro-fibromatose généralisée.

A titre exceptionnel, on peut observer encore : l’épendymome ou papillome du IVe ventricule, le gliome intra-bulbo-protubérantiel, le méningiome du sinus pétreux supérieur ou du **trou déchiré** postérieur.

### Diagnostic

Les [tumeurs de la fosse cérébrale](/ophtalmologiste-tumeurs-cerebrales/) postérieure sont en général bien caractérisées cliniquement.

Elles sont fréquentes chez l’enfant et l’on peut dire : Tout signe d’hypertension intra-crânienne, chez l’enfant, doit évoquer une tumeur de la fosse cérébrale postérieure.

Le diagnostic est cependant difficile, car il existe des **syndromes pseudo-tumoraux**. On doit avoir recours à des modes, d’exploration qui appartiennent en propre à la neurologie.

La **chirurgie** de ces tumeurs est des plus difficiles. Elles est assurée cependant de **beau succès**.
