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titre: "Le traitement de l’inégalité pupillaire"
chemin: "/traitement-inegalite-pupillaire"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Le traitement de l'inégalité pupillaire se borne à des instillations de pilocarpine, en vue d'atténuer la gêne apportée par la mydriase."
statut: publie
publie_le: 2015-08-25T15:24:34+00:00
version: 2
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Le traitement de l’inégalité pupillaire se borne à des instillations de pilocarpine, en vue d’atténuer la gêne apportée par la mydriase.

## Diagnostic

Le diagnostic de l’inégalité pupillaire est parfois très difficile. Avec une **mydriase médicamenteuse** à la phase de régression :

Avec le [signe d’Argyll-Robertson](/signe-argyll-robertson/) surtout. Le signe d’Argyll-Robertson est presque toujours bilatérale et il faut n’admettre qu’avec réserve un **signe unilatéral**.

![Le signe d'Argyll-Robertson2](/wp-content/uploads/2015/08/signe-d-Argyll-Robertson2.jpg)

*Le signe d’Argyll-Robertson2*

La pupille est en myosis ou de dimension normale, mais jamais en mydriase. Le réflexe à la lumière est formellement aboli ; la réaction à la vision de près au contraire vive et immédiate. Les **collyres** ont peu d’effet.

On a tendance, à l’heure actuelle, à porter trop facilement le diagnostic de **syndrome d’Adie**.

## Pathogénie

Elle est encore mal élucidée. Le rôle de la syphilis, d’abord formellement nié, est à nouveau discuté. Le rôle de la **syphilis congénitale** est établi par quelques observations.

On a décrit le syndrome d’Adie au cours d’affections diverses :

- encéphalite
- sclérose en plaques
- polynévrite alcoolique, etc.

Il s’accompagne le plus souvent de **troubles vaso-moteurs**, de douleurs thoraciques, d’instabilité de caractère.

Il s’agirait peut-être d’un Syndrome hypothalamique.

Adler et Scheie rapportent le syndrome d’Adie à un phénomène de dénervation parasympathique (dénérvation du ganglion ciliaire).

Pour James, il serait la manifestation locale d’une **esthénie nerveuse générale**.

## Le traitement

Le traitement antisyphilitique ne doit pas être mis en jeu indûment.

En résumé, l’inégalité pupillaire possède, dans ben des cas, une valeur sémiologique de premier plan :

Elle vient confirmer le diagnostic de certaines **affections oculaires** ;

![Une affection oculaire](/wp-content/uploads/2015/08/affections-oculaires.jpg)

*Une affection oculaire*

Elle permet d’affirmer le diagnostic étiologique de certaines affections du système nerveux et notamment d’affirmer, dans bien des cas, le rôle de la syphilis ;

Elle a souvent, dans le cas d’**affection neurologique**, une valeur localisatrice ;

Elle a parfois une valeur pronostique lorsque, associée à l’irrégularité de la pupille ou aux altérations du liquide céphalo-rachidien, elle permet de prévoir l’apparition d’une P. G.

De toute façon, l’inégalité pupillaire est rarement un **signe négligeable**, mais c’est un signe d’interprétation souvent très difficile.

Dans bien des cas, l’étiologie ne peut être élucidée.

De l’objectivité apportée à l’[examen ophtalmologique](/linterrogatoire-pendant-lexamen-chez-un-ophtalmologue/) va dépendre la valeur sémiologique qu’il appartiendra, en dernier ressort, au neurologiste ou au médecin d’apprécier.
