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titre: "Traitement du glaucome aigu"
chemin: "/traitement-glaucome-aigu"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Il peut arriver que l'attaque de glaucome aigu se manifeste bilatérale. Il faut suivre le traitement pour apporter un soulagement."
statut: publie
publie_le: 2015-05-27T15:55:45+00:00
version: 2
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Il peut arriver que l’attaque de [glaucome aigu](/glaucome-aigu/) se manifeste bilatérale. Il faut suivre le traitement pour apporter un soulagement.

## Au moment même de l’attaque

Au moment même de l’attaque, le repos au lit en position assise les sédatifs apportent un réel soulagement. Un **purgatif**, les pédiluves, les sangsues à la tempe peuvent amener une cédation rapide de la céphalée et des nausées.

Les **myotiques** doivent être mis en œuvres sans tarder. L’ésérine en solution aqueuse à 1 % ou de préférence en solution huileuse au centième est le **médicament héroïque**.

Elle devra vite céder la place à la **pilocarpine**, en solution à 2 %, instillée toutes les 2 h et poursuivie sans interruption.

![Pilocarpine](/wp-content/uploads/2015/05/pilocarpine2-300x300.jpg)

*Pilocarpine*

L’injection rétro-bulbaire de scurocaïne-alcool a une action sédative manifeste ; elle permet de retarder l’iridectomie et de la faire dans des conditions de calme favorables.

Lorsque la situation n’est modifiée ni par les myotiques, ni par l’injection rétro-bulbaire, l’iridectomie s’impose **sans retard**.

## Une fois la crise est passée

Une fois **la crise est passée**, l’iridectomie s’impose de toute façon. Si l’œil revient au calme, si la vision reparaît, elle peut être différée de 1 jour ou 2.

L’iridectomie anti-glaucomateuse nécessite parfois **l’anesthésie générale**. Cependant, l’injection rétro-bulbaire de scurocaïne-alcool, pratiquée les jours précédents, évite le plus souvent d’y avoir recours.

La mise au calme du malade, par une pré-anesthésie au nargénol, au scophédal est préférable à l’anesthésie générale.

L’iridectomie anti-glaucomateuse se propose de réséquer largement l’iris à sa racine.

## Technique

Le **blépharostat** étant en place, le globe est fixé à la **pince de Vacher**.

![Blepharostat](/wp-content/uploads/2015/05/blepharostat-300x300.jpg)

*Blepharostat*

### 1e Temps

L’incision de la cornée peut être faite à la pique introduite en arrière du limbe. Il est préférable de la faire au **couteau**. Le couteau pénètre sue le méridien de XI heures ou de 1 heure, à 2 mm en arrière du limbe.

Il est enfoncé lentement dans la [chambre antérieure](/semiologie-chambre-anterieure-visible-cornee/), s’insinuant dans l’angle étroit entre l’iris et la cornée, pour sortir sur le méridien de 1 heure en arrière du limbe.

Il achève de sectionner obliquement la sclérotique et taille en sortant un **lambeau conjonctival** assez vaste.

### 2e Temps

Section et excision de l’iris à sa racine. L’iris vient en général faire hernie dans la plaie sous forme d’un **bourrelet noirâtre**. Le lambeau conjonctival est renversé sur la cornée, découvrant la plaie.

L’iris est saisi à la pince à l’un des angles de la plaie, attiré doucement au dehors et sectionné d’un premier coup de **ciseaux**, au ras de la plaie.

Attirant alors avec la **pince le lambeau d’iris** toujours adhérent, la pince-ciseaux de Wecker appliquée au ras de la plaie sectionné l’iris à sa racine sur une grande étendue 6 mm à mesure que le lambeau se laisse attirer la section est ainsi faite en deux temps.

### 3e Temps

Réduction des **lèvres de l’iris**. Les deux angles du colobome sont réduits à la spatule et les lèvres remises en place. Aucune parcelle de tissu irien ne doit demeurer entre les lèvres ou dans les angles de la plaie.

Le l**ambeau conjonctival** est alors rabattu avec soin, réappliqué contre la sclérotique et suturé.

On termine par une instillation d’installer dans l’autre œil dans les jours qui suivent l’opération.
