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titre: "Traitement des choroïdites"
chemin: "/traitement-choroidites"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Il y a bien entendu des traitements général, local et étiologique des choroïdites."
statut: publie
publie_le: 2015-05-19T14:27:32+00:00
version: 2
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Il y a bien entendu des traitements général, local et étiologique des choroïdites.

## Traitement général

Lors de la première atteinte de choroïdite aiguë et de même à l’occasion d’un poussée aiguë, le malade doit immédiatement interrompre le travail.

Il doit être mis au repos aussi absolu que possible, dans une chambre peu éclairée et soumis à une **cure de sudation**.

En attendant que l’étiologie soit élucidée, la médication anti-infectieuse est mise en jeu :

- sulfamides
- pénicilline

## Traitement local

Il est bon d’avoir recours à la thérapeutique sous-conjonctivale. On s’en tient actuellement aux injections d’une solution de cyanure de mercure à 1/3000, ou de chlorure de sodium, l’injection étant poussée loin, jusqu’en arrière de l’équateur, dans la **capsule de Tenon**.

Les **injections** provoquent en général une douleur assez vive, que l’on peut calmer par des **pansements** humides chauds appliqués sur l’œil.

![Pansement sur l'œil](/wp-content/uploads/2015/05/pansement-sur-l-œil-300x300.jpg)

*Pansement sur l’œil*

Dans le même temps, on se préoccupe de déceler l’étiologie.

## Traitement étiologique

Le traitement doit avant tout s’adresser à la maladie en cause. Si la syphilis est avérée, le traitement est institué à la fois par injections intre-veneuses de cyanure de mercure et injections intra-musculaires de muthanol.

Si l’étiologie tuberculeuse est confirmée, on a recours à la **streptomycine**, s’il s’agit d’une première atteinte grave.

S’il s’agit d’une poussée aiguë de récidive, on peut avoir recours au traitement de Charpy, à la radiothérapie thoracique.

La tuberculine ne doit être employée qu’avec prudence. L’antigène méthylique n’est utilisé que plus tard, comme **traitement d’entretien**.

Toute [infection focale](/infection-focale-recherche-etiologie/) doit être immédiatement traitée de façon aussi radicale que possible.

Si des manifestations rhumatismales sont associées à la poussée de choroïdite, le salicylate de soude doit être employé à **hautes doses**. La cortisone semble donner d’excellents résultats.

Dans les cas très fréquents où l’étiologie n’est pas élucidée, il est bon d’avoir recours, même dans les cas où les réactions sérologiques sont négatives, aux **injections** intra-veneuses de cyanure de mercure.

Une fois la poussée aiguë de choroïdite terminée, lorsque, après quelques mois, les **foyers de choroïdite** ont fait place à des [plages atrophiques](/plage-atrophique-choroidite/), le malade doit être prévenu de l’éventualilté de récidives possibles, même à longue échéance, et maintenu sous une surveillance à intervalles espacés, mais réguliers.

Il faut s’assurer que le traitement général, qu’il s’agisse de tuberculose ou de syphilis, est régulièrement poursuivi.

La malade soit encore éviter toute fatigue visuelle. Il doit porter des verres teintés, protégeant les yeux contre la vive lumière. Il doit réduire le **travail visuel** au minimum compatible avec l’exercice de sa profession. Il doit éviter l’alcool et le tabac.

![Le travail visuel](/wp-content/uploads/2015/05/travail-visuel-300x198.jpg)

*Le travail visuel*

Une cure à l’altitude, s’il s’agit de tuberculose, une cure hydro-minérale, dans le cas de manifestation rhumatismales associées, peut être indiquée.
