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titre: "Symptômes de la cataracte nucléaire"
chemin: "/symptomes-cataracte-nucleaire"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "La cataracte nucléaire se manifeste à un âge plus avancé, à partir de 60 ans."
statut: publie
publie_le: 2015-05-29T10:57:31+00:00
version: 2
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La cataracte nucléaire se manifeste à un âge plus avancé, à partir de 60 ans.

## Symptômes

### Signes subjectifs

Le trouble visuel est essentiellement progressif et ne s’aggrave pas rapidement comme il arrive dans la [cataracte corticale](/symptomes-cataracte-corticale/).

Le malade se plaint d’une baisse progressive de la vision, parfois d’éblouissement. Il voit mal le jour, à la lumière vive ; il voit mieux le soir ou par temps couvert.

Cela tient à ce que le trouble cristallinien étant central, le myosis augmente le [trouble visuel](/troubles-vision-couleurs/), tandis que la **mydriase**, à la lumière atténuée, dégage la partie périphérique du cristallin, encore relativement transparente.

Il arrive que le malade se plaigne d’un [trouble de la vision](/troubles-vision-couleurs/) centrale. Il observe un scotome grisâtre qu’il circulaire s’il regarde droit devant lui, qu’il voit ovalaire, s’il regarde en haut ou de côté. On pourrait croire à une **névrite rétrobulbaire**.

![Cataracte nucléaire](/wp-content/uploads/2015/05/cataracte-nucleaire-300x245.jpg)

*Cataracte nucléaire*

### Signes objectifs

A l’opposé de la **cataracte corticale**, on ne voit rien à l’examen direct, ni à l’éclairage oblique, même la pupille une fois dilatée.

L’examen au miroir plan révèle un trouble diffus qui voile, au centre, la lueur pupillaire, comme ferait un **trouble du vitré**.

L’[examen à l’ophtalmoscope](/autre-utilite-de-lophtalmoscope-lexamen-du-fond-de-loeil/) électrique, avec plus de 20, permet de situer dans le cristallin ce **trouble central** et parfois de voir assez nettement la limite du noyau.

En pareil cas, il s’agit d’une cataracte à double foyer, avec double réfraction : la partie centrale est très **myope**, la partie périphérique est hypermétropie. La différence de réfraction peut atteindre 10 à 12 δ.

A la lampe à fente, l’écorce apparaît transparente. Plus profondément, on voit la tranche lumineuse buter contre une surface de discontinuité et en arrière apparaît un trouble de **teinte ambrée**, plus dense à mesure qu’on avance en profondeur.

## Évolution

### Phase de début

Aucun signe ne marque le début d’une cataracte nucléaire. On peut cependant prévoir son apparition lorsque, observant le cristallin à la lampe à fente, chez un homme de 40 ans, on voit le noyau adulte, de **teinte ambrée**, couvert d’un voile fumeux.

### Avec le temps

Avec le temps, le trouble devient de plus en plus **dense**, mais il ne s’agit pas d’opacité.

Au miroir, plan, un voile sombre, dont les limites s’estompent progressivement vers la périphérie assombrit la **lueur pupillaire**. Le fond d’œil demeure relativement visible.

A la lampe à fente, la partie transparente de l’écorce se réduit progressivement ; le trouble central prend une **teinte rougeâtre**, mais à aucun moment on ne peut parler de maturité.

On sait seulement qu’à l’âge de **70 ans**, le cristallin est devenu complètement dur. On dit que le cristallin est devenu tout noyau.

### La cataracte noire

Elle peut être considérée comme la forme supra-mûre de la **cataracte nucléaire**. L e cristallin devient brunescent, puis d’un noir de jais.

La cataracte noire ne se voit pas à l’examen direct.

**L’éclairage oblique** montre simplement une surface cristallinienne légèrement terne.

A l’ophtalmoscope, le champ pupillaire ne s’éclaire absolument pas. C’est pourquoi on peut méconnaître une cataracte noire et croire à un trouble **hémorragique massif du vitré**.

![Hémorragie du vitre](/wp-content/uploads/2015/05/Hemorragie-vitre1-300x200.jpg)

*Hémorragie du vitre*

Seul l’examen à la lampe à fente met en présence d’un aspect très caractéristique et permet immédiatement le diagnostic : la tranche lumineuse rencontre d’abord les couches superficielles de l’écorce, de coloration normale, gris bleutée.

Plus profondément, **le noyau** se colore d’abord en jaune verdâtre, puis les couches sous-jacentes en jaune vif, en jaune orangé, puis en **rouge minimum vif**, puis en **rouge sombre**.

On voit alors le noyau fœtal, à la surface duquel la suture antérieure en Y se détache en jaune clair.

La lumière ne pénètre pas davantage en profondeur et les couches profondes ne sont pas visibles dans la teinte **brun sombre**.
