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titre: "Le stade aigu de l’encéphalite"
chemin: "/stade-aigu-encephalite"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Dans les signes oculaires au cours du stade aigu de l'encéphalite, les signes oculaires sont pour ainsi dire la règle. On les observe dans 85 à 90 %."
statut: publie
publie_le: 2015-09-09T10:25:32+00:00
version: 2
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Dans les signes oculaires au cours du stade aigu de l’encéphalite, les signes oculaires sont pour ainsi dire la règle. On les observe dans 85 à 90 %.

Ils font partie de la **triade symptomatique** :

- hypersomnie
- hyperthermie
- troubles oculaires

Mais ils passent souvent inaperçus, en raison de l’**état de somnolence** et de torpeur du malade et aussi parce qu’ils sont souvent minimes et transitoires.

![Trouble oculaire](/wp-content/uploads/2015/09/trouble-oculaire.jpg)

*Trouble oculaire*

## Les paralysies des muscles extrinsèque

Dans les [paralysies oculaires](/paralysie-oculaire-systeme-nerveux/), les paralysies des muscles extrinsèque. Il ne ‘agit presque jamais de la paralysie bien caractérisée d’un tronc nerveux, comme on l’observe par exemple dans la syphilis mais simplement de **troubles moteurs** et surtout des voies d’association internucléaires.

### La diplopie

La **diplopie** est le signe fonctionnel qui attire l’attention du malade, lorsqu’il n’est pas **trop obnubilé**. Souvent elle n’est mise en évidence que par l’examen systématique au **verre rouge**.

Cette diplopie n’est pas caractéristique de l’atteinte précise d’un muscle. Elle peut être homonyme dans une **direction du regard**, croisée dans une autre direction ; elle est en quelques sorte paradoxale. Elle est d’ailleurs légère et le plus souvent fugace.

La notion d’un **diplopie passagère** a une grande importance pour le diagnostic rétrospectif de la maladie ; c’est un symptôme sur le quel il fait interroger le malade.

### La paralysie du III

La paralysie du III est le plus fréquente. Le ptosis est le signe le plus habituel surtout dans la **forme léthargique de la maladie**.

Il traduit ordinairement une atteinte nucléaire. Il est ainsi souvent bilatéral. Il est en général incomplet en disparaît en quelques semaines.

La paralysie du III est rarement totale. Les **paralysies de l’encéphalite** sont en effet souvent bilatérales, presque toujours parcellaires, dissociées, et d’ailleurs fugaces ; elles sont parfois **migratrices**.

Du jour au lendemain les signes peuvent changer : tel mouvement qui était impossible un jour devient possible le lendemain ; un autre muscle est atteint.

C’est ainsi qu’on observe, associée au ptosis, la paralysie **unilatérale** ou **bilatérale** du droit interne, plus rarement du droit supérieur.

Ce caractère des paralysies traduit bien l’évolution serpigineuse et le caractère diffus des **lésions anatomiques**.

L’ophtalmoplégie externe totale, parfois bilatérale, est rarement observée.

### La paralysie du VI

La paralysie du VI est moins fréquente ; elle est souvent unilatérale, mais souvent aussi **bilatérale**.

![Paralysie du VI](/wp-content/uploads/2015/09/paralysie-du-VI3.jpg)

*Paralysie du VI*

La **paralysie du IV** est plus rare. Elle est d’ailleurs, elle est d’ailleurs difficile à mettre en évidence ; de ce fait elle est souvent méconnue.

La paralysie nucléaire **progressiv**e est **exceptionnelle**.

## Paralysie des mouvements associés des yeux

Elles sont très fréquentes (paralysies du regard, paralysies de fonction). Elles traduisent la diffusion des lésions dans les voies d’association internucléaires ou centres supra-nucléaires. Ce sont surtout des parésies :

Parésie des mouvements de latéralité, parfois associée à une **parésie du VI** d’un côté.

Parésie des mouvements de verticalité, associée parfois à une parésie de la convergence (**syndrome de Parinaud**).

Ces parésies des mouvements associés rétrocèdent en général et finissent par disparaître. Elles sont moins fugaces que les paralysies dues à l’atteinte des noyaux.

Parfois même, après une phase de régression, elles demeurent **stationnaires**.

La [paralysie de l’accommodation](/paralysie-de-laccommodation/) est un des signes les plus précoces et les plus évidents de la maladie.

La gêne à la lecture peut être le signe révélateur de l’encéphalite. La paralysie est le plus souvent **bilatérale** ; elle peut être unilatérale et alors passer inaperçue.

Elle est très variable d’intensité, **légère ou totale**. Elle peut être passagère ; elle est au contraire le plus souvent tenace, durable, parfois définitive.
