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titre: "Sémiologie de l’iris"
chemin: "/semiologie-iris"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "L'iris, d'un côté, présente une couleur différente de l'autre."
statut: publie
publie_le: 2015-05-12T15:59:51+00:00
version: 2
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L’iris, d’un côté, présente une couleur différente de l’autre sans aucune dépendance avec [une affection de l’iris](/affections-iris-corps-ciliaire/).

## Une anomalie congénitale

**L’hétérochromie** de l’iris peut être une anomalie congénitale, héréditaire et familiale, associée à d’autres anomalies.

![L'hétérochromie](/wp-content/uploads/2015/05/hétérochromie-300x225.jpg)

*L’hétérochromie*

## Une iritis aiguë

**L’hétérochromie** peut être due à une iritis aiguë. Un œil bleu, atteint d’iritis, revêt une teinte verdâtre ; un œil  brun, atteint d’iritis, change peu de couleur.

## Une sidérose oculaire

La teinte verdâtre de l’iris d’un côté est souvent le signe révélateur d’une **sidérose oculaire**, due à la présence d’un corps étranger intra-oculaire méconnu, contenant du fer.

## Hétérochromie associée à une cataracte et a des précipités cornéens

Cette association es connue sous le nom de syndrome de Fuchs.

On distingue deux formes de **syndrome de Fuchus**, très différentes par leur pathogénie :

Dans certains cas, l’hétérochromie paraît être en relation avec une cyclite torpide. C’est le véritable syndrome décrit par Fuchs en 1996.

L’iris est **décoloré** ; le stroma est souvent légèrement atrophique ; d’innombrables précipités couvrent la face postérieure de la cornée ; cependant le bord pupillaire ne présente pas la moindre **synéchie**.

Le cristallin est cataracté. La situation demeure inchangée pendant des années.

On ne doit pas considérer cette cataracte comme pathologique. Elle doit être opérée ; l’opération se passe simplement et le résultat visuel peut être excellent.

**Fuchs** attribuait l’hétérochromie à une influence toxique.

**L’hétérochromie peut être en relation avec une lésion du sympathique**. L’extirpation du ganglion symphatique cervical supérieur entraîne la décoloration de l’iris.

Herrenscchwand, en 1918, a montré que le syndrome de Fuchs peut être dû à une lésion du sympathique. Il en fait une entité clinique pour laquelle il propose le terme d’**hétérochromie sympathique**.

Dans cette forme, le stroma de l’iris ne semble pas atrophique d’après [examen de l’œil](/examen-de-loeil-comme-appareil-dioptrique-la-refraction/) ; les précipités cornéens sont en général plus discrets ; la **cataracte** ne diffère pas de celle du syndrome de Fuchs.

![La cataracte](/wp-content/uploads/2015/05/La-cataracte-300x243.jpg)

*La cataracte*

De nombreuses observations sont venues confirmer la nature sympathique de ce syndrome ; très voisin du **syndrome de Fuchs**.

On l’a observé associé au syndrome de Claude-Bernard-Horner. On l’a observé à l’occasion d’une paralyse du plexus brachial. Passow décrit l’hététochromie comme appartement au status dysraphicus, en relation probable avec une syringomyélie latente.

Elle est parfois en relation avec une **discopathie cervicale**.

La pathogénie de ce syndrome sympathique est mal élucidée. Il s’agit probablement d’un trouble trophique en relation avec le déséquilibre vaso-moteur d’origine sympathique.
