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titre: "La plage atrophique de choroïdite"
chemin: "/plage-atrophique-choroidite"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Dès lors, l'aspect est à peu près définitif. Il va se modifier cependant, de façon insensible, au cours des mois et même des années qui suivent."
statut: publie
publie_le: 2015-05-19T08:04:56+00:00
version: 2
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Dès lors, l’aspect est à peu près définitif. Il va se modifier cependant, de façon insensible, au cours des mois et même des années qui suivent.

## Stade de cicatrisation

Un tableau caractéristique est alors définitivement installé. La papille est redevenue normale. Les vaisseaux de la rétine passent inchargés devant les **plages atrophique de la choroïde**.

Sur tout le **fond d’œil**, débordant en avant la région équatorial, les plages atrophiques sont disséminés. Leur aspect varie suivant l’étendue en surface et la profondeur des désordres.

Les unes sont des plages circulaires larges, à fond blanc lumineux, traversées de vaisseaux espacés, d’un rose pâle ; elles sont le reliquat d’un foyer dense, profond. Le fond lumineux est constitué par la **sclérotique mise à nu**.

Les vaisseaux sont des vaisseaux choroïdiens ; les uns, où le sang circule, sont d’un rose vif ; d’autres sont bordés d’un halo blanc, reliquat de péri-vasculite inflammatoire ; d’autres, représentés par un tractus blanc, sont des vaisseaux oblitérés.

## Plage atrophique de choroïdite disséminée

Du pigment est accumulé autour des vaisseaux ou dispersé dans leur intervalle, ou accumulé sur les bords de la **plage atrophique**.

![plages atrophique de la choroïde](/wp-content/uploads/2015/05/plages-atrophique-de-la-choroïde-288x300.jpg)

*plages atrophique de la choroïde*

D’autres plages plus petites, circulaires, sont d’un blanc tendineux plus opaque. Ce n’est pas la sclérotique que l’on voit, mais un tissu fibreux de **cicatrice**. D’autres plages sont bordées d’un croissant pigmenté.

D’autres taches circulaires sont d’un noir intense uniforme, rappelant la coupe d’une **truffe**. C’est que le pigment s’est accumulé au-devant de la plage atrophique.

Parfois même, le pigment a émigré dans les couches superficielles de la rétine jusque dans le plan des **vaisseaux de la rétine**.

Quelques plages encore se montrent comme une simple tache jaune chamois et sont dépourvues de pigment ou cernées simplement d’un halo gris fumeux.

C’est que la lésion a été plus superficielle, limitée à la chorio-capillaire l’inflammation a simplement léché la **choroïde**.

Enfin, des plages à contours diffus se perdent insensiblement dans le fond de l’œil normal. Ce sont des plages d’atrophie diffuse de la choroïde.

Tout autour de la région maculaire, le **fond d’œil** a pris une **teinte ardoisée**, terne. Dans cette aire atrophique, le pigment est émietté ou condensé en masses sombres irrégulières.

![La rétine](/wp-content/uploads/2015/05/retine-300x225.jpg)

*La rétine*

En présence d’un telle image du fond d’œil, on s’attendrait à trouver [un trouble visuel](/troubles-vision-couleurs/) considérable. On est au contraire surpris de constater que la vision est voisine de la **normale**, dans les cas du moins où la macula a été épargnée. Parfois cependant, il persiste un trouble important de la vision centrale.

## Mode d’évolution

La **choroïdite disséminée**, unilatérale au début, devient le plus bilatérale à l’occasion d’une poussée nouvelle. L’évolution est en effet caractérisée par la tendance aux récidives.

[Une choroïdite disséminée](/choroidite-disseminee/) peut, dès le début, évoluer par poussées successives, subintrantes, à intervalles de quelques semaines ou de quelques mois. A côté des foyers anciens en voie d’**atrophie**, on observe alors de nouveaux boutons de chroïdite.

Le plus souvent cependant, les poussées sont séparées par des intervalles de plusieurs années et le second œil peut être atteint **10 ans** après le premier.

Souvent, après quelques années, [une irido-cyclyte](/formes-cliniques-evolution-complications-lirido-cyclite/) s’installe et à partie de ce moment, chaque poussée de choroïdite s’accompagne d’une poussée nouvelle d’irido-cyclite.

Cette évolution par poussées successives n’est cependant pas fatale. Un malade peut très bien ne présenter, au cours de sa vie, qu’une atteinte de **choroïdite**.
