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titre: "Les paralysies oculaires dans le tabes"
chemin: "/paralysies-oculaires-tabes"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Les signes oculaires présentent un très grand intérêt. Les paralysies oculaires s'observent fréquemment dans le tabes."
statut: publie
publie_le: 2015-09-08T10:38:03+00:00
version: 2
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Les signes oculaires présentent un très grand intérêt. Les paralysies oculaires s’observent fréquemment dans le tabes.

Les [paralysies oculaires](/paralysie-oculaire-systeme-nerveux/) ne sont pas dues, comme on le croyait autrefois, à l’action élective du poison syphilitique pour les territoires nucléaires des **nerfs oculo-moteurs**, provoquant la fonte des cellules ganglionnaires.

Les lésions siègent avant tout sut les **troncs nerveux**. Il y a infiltration des **septa vasculaires** à l’intérieur du tronc nerveux. Les lésions prédominent à l’endroit où le nerf pénètre dans la dure-mère.

On distingue, du point de vue clinique :

Les **paralysies précoces**, de la période pré-ataxique. Elles essentiellement fugaces ; elles peuvent apparaître et disparaître en quelques jours, en quelques semaines.

C’est ainsi qu’à l’interrogatoire d’un malade atteint de tabes on relève très souvent la notion ancienne d’une **diplopie passagère**.

Leimbach, à la Clinique l’Erb, dans une statistique de 400 cas de tabes, trouve la diplopie signalée dans 50 cas, comme premier symptôme.

Elles sont également caractérisées par leur tendance aux récidives.

## La paralysies du III

La **paralysies du II**I est la plus fréquente. Elle est presque toujours **unilatérale** ; elle est le plus souvent parcellaire.

![Les paralysies du III](/wp-content/uploads/2015/09/paralysies-du-III.jpg)

*Les paralysies du III*

Le ptosis est le signe le plus constant, isolé ou associé à la paralysie du droit supérieur et du droit interne.

## La paralysie totale

La **paralysie totale** (musculature externe et musculature interne) est exceptionnelle.

Une ophtalmoplégie externe peut être le symptôme initial et longtemps unique du tabes. Elle apparaît brusquement et intéresse d’emblée tous les **muscles extrinsèques**.

Elle s’accompagne le plus souvent de **troubles pupillaires**. Elle évolue par poussées, avec tendance aux rémissions rapides et même à la régression.

L’**ophtalmoplégie interne**, apparaît souvent comme signe précoce, longtemps avant l’apparition des autres signes de tabes.

Elle peut être fugace. Au moment où elle régresse, la réaction à la vision de près se rétablit la première et seule persiste pendant quelque temps l’aréflexie à la lumière (stimulant ainsi le [signe d’Argill-Robertson](/signe-argyll-robertson/)).

Elle peut laisser comme reliquat une **accommodation tonique**, gênante pour le malade parce que l’adaptation de la vision de près à la vision au loin (et inversement) à exige un certain temps.

Une paralysie de l’accommodation s’observe parfois à la période pré-ataxique du tabes.

## La paralysie du VI

La **paralysie du VI** est infiniment plus rare que celle du III.

![La paralysie du VI](/wp-content/uploads/2015/09/paralysie-du-VI2.jpg)

*La paralysie du VI*

Pour Uthoff, elle est presque toujours unilatérale. De Lapersonne et Cantonnet, au contraire considèrent qu’une **paralysie bilatérale du VI** est le plus souvent symptomatique du tabes.

Elle serait d’origine nucléaire, favorisée par le siège superficiel, sous-épendymaire de l’eminentia teres et en relation avec une **vasculite syphilitique** de la pie-mère, au plancher du IVe ventricule.

Le pathétique est rarement intéressé dans le tabes.
