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titre: "Paralysie du regard de verticalité"
chemin: "/paralysie-regard-verticalite"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "La paralysie du regard de verticalité est souvent associée à d'autres signes qui indiquent le degré d'extension du processus."
statut: publie
publie_le: 2015-08-18T15:59:53+00:00
version: 2
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La paralysie du regard de verticalité est souvent associée à d’autres signes qui indiquent le degré d’extension du processus.

## Paralysie de la convergence

Elle accompagne la paralysie du regard vers le haut dans 50 % des cas. Elle fait partie du **syndrome de Parinaud** proprement dit. Il y a alors diplopie dans la vision de près.

![Le syndrome de Parinaud](/wp-content/uploads/2015/08/syndrome-de-parinaud.jpg)

*Le syndrome de Parinaud*

## Paralysie du III

Elle est assez souvent associée au **syndrome de Parinaud**. Il y a alors diplopie, avec [strabisme divergent](/strabisme-divergent/), ptosis, mydriase avec **aréflexie pupillaire**.

La diplopie observée dans une paralysie du regard est le signe d’une lésion associée d’un nerf périphérique (noyau ou tronc nerveux).

## Troubles pupillaires

— Il y a souvent — en dehors de toute paralysie du III — des **modifications de la pupille**, en particulier signe d’Argyll-Robertson, par atteinte des voies situées au voisinage de la commissure postérieure.

Ce signe, s’il est avéré que la syphilis n’est pas en cause, a une **valeur sémiologique** **importante**.

## Rétraction de la paupière supérieure

Signes qui traduisent l’atteinte des voies motrices ou sensitives dans le pédoncule cérébral : **syndrome de Weber** ; syndrome de Weber avec **hémianopsie**, par atteinte de la bandelette voisine ; **syndrome de Benedikt**.

![Le syndrome de Weber](/wp-content/uploads/2015/08/syndrome-de-Weber.jpg)

*Le syndrome de Weber*

Dans la valeur sémiologique, le bilan de l’examen clinique, établissant si la paralysie est **dissociée** ou **totale**, permet un diagnostic approximatif de localisation.

Si les mouvements volontaires seuls sont impossibles, alors que les mouvements automatico-réflexes sont conservés, la paralysie est dissociée.

La lésion, en pareil cas, est située quelque part au voisinage du **faisceau géniculé**, entre les centres corticaux et la protubérance.

Si la paralysie intéresse à la fois les **mouvements volontaires** et les **mouvements automatico-réflexes**, la paralysie est **totale**.

C’est alors que la lésion siège au voisinage immédiat du centre des mouvements de veticalité. Il s’agit alors :

### D’une tumeur de l’épiphyse

D’une **tumeur de l’épiphyse** (pinéalome) ou des tubercules quadrijumeaux, ou du IIIe ventricule, au voisinage de l’aqueduc de Sylvius.

La constatation d’un syndrome de Parinaud, au cours d’une **hypertension intra-crânienne**, avec [œdème de la papille](/oedeme-papille/), surtout lorsque s’y ajoute une paralysie du III et le signe d’Argill-Robertson, est caractéristique des tumeurs de cette région.

### De lésions vasculaires

De **lésions vasculaires**. Elles sont caractérisées par l’apparition brusque de la paralysie, par les signes d’extension au pédoncule cérébral et à la bandelette optique (syndrome de Weber, syndrome de Benedikt, hémianopsie avec réaction hémiopique de Wernicke).
