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titre: "Les paralysies oculaires de la syphilis cérébrale"
chemin: "/paralysie-oculaires-syphilis-cerebrale"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "La syphilis cérébrale se traduit par les paralysies oculaires, les troubles pupillaires et l'atteinte de la voie de conduction optique."
statut: publie
publie_le: 2015-09-08T08:19:58+00:00
version: 2
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La syphilis cérébrale se traduit par les paralysies oculaires, les troubles pupillaires et l’atteinte de la voie de conduction optique.

## Les paralysies oculaires

Elles viennent en première ligne. La **diplopie** est, pour le malade, un signal d’alarme ; elle est, pour le médecin, le signe révélateur de l’atteinte du [système nerveux](/oeil-systeme-nerveux/).

![La diplopie](/wp-content/uploads/2015/09/diplopie4.jpg)

*La diplopie*

Une **paralysie oculaire** peut se manifester au cours même de la phase dite de méningée syphilitique latente, dès les premiers mois qui suivent l’infection.

Elle peut apparaître, en particulier comme manifestation d’une **neuro-récidive**, à l’occasion d’un traitement insuffisant.

Le plus souvent cependant, elle se manifeste à un stade plus tardif.

La **paralysie du III** est la plus fréquente (34 % des cas). Elle est aussi souvent bilatérale qu’unilatérale, étant donnée la localisation des lésions méningées dans l’espace interpédonculaire, où émergent les deux nerfs.

Il peut s’agir d’une paralysie totale. L’atteinte parcellaire est cependant plus fréquente. Le **ptosis**, unilatéral ou bilatéral, peut être l’unique manifestation de l’atteinte du III ; il est alors souvent associé à des **troubles pupillaires**.

La paralysie du VI vient au second rang (11 % des  cas). Elle est plus souvent bilatérale.

Les paralysies oculaires de la **syphilis cérébrale** sont caractérisées par : Leur caractères fugace et récidivant ;

Leur association habituelle avec le paralysie d’autres **nerfs crâniens**, englobés dans le voile méningé de la base.

C’est ainsi que la paralysie du III est le plus souvent associée à la paralysie du VI et du IV. L’atteinte simultanée du trijumeau, de l’olfactif, de l’auditif, du facial est habituelle.

Le syndrome de la **fente sphénoïdale** traduit le plus souvent l’atteinte des nerfs dans un foyer d’ostéo-périostite de la fente sphénoïdale.

## Les troubles pupillaires

Il n’est pas exceptionnel, à la phase de ménigite syphilitique latente, d’observer une inégalité pupillaire, une certaine paresse des **réactions pupillaires**.

Cependant, les **troubles pupillaires** font le plus souvent défaut dans la [syphilis cérébrale](/syphilis-cerebrale/).

Mais ils sont fréquents dans la syphilis congénitale ; ils observent chez les enfants ou les adolescents dans les années qui suivent l’évolution d’une **kératite interstitielle**.

## Atteinte de la voie de conduction optique

L’**hyperhémie de la papille**, traduisant la souffrance du [nerf optique](/affections-nerf-optique/), peut se manifester de bonne heure, à la phase même de méningée syphilitique latente.

![La voie de conduction optique](/wp-content/uploads/2015/09/voie-de-conduction-optique.jpg)

*La voie de conduction optique*

La papillite est la manifestation la plus habituelle de la syphilis cérébrale ; elle laisse souvent comme reliquat une pâleur **atrophique de la papille**.

La stase papillaire est rare. Elle peut être la manifestation d’une méningite cloisonnée de la fosse cérébrale postérieure entraînant l’**hydrocéphalie ventriculaire**, ou encore être le signe d’une encéphalite massive, avec œdème cérébral.

La névrite rétro-bulbaire, avec scotome central isolé, sans **signe ophtalmoscopique**, est relativement très rare.

Le syndrome chiasmatique est relativement fréquent. Le **chiasma** étant engulé dans un processus gommeux ou dans un **voile d’arachnoïdite**.

Environ un tiers des cas d’arachnoïdite opto-chiasmatique sont d’origine syphilitique. Le tableau clinique montre une grande diversité ; l’**hémianopsie bitemporale** est en général irrégulière et asymétrique.

Ce qui caractérise le syndrome chiasmatique, lorsqu’il relève de la syphilis cérébrale, ce sont les variations que l’on observe, d’un examen à l’autre, dans le déficit du [champ visuel](/le-champ-visuel/).
