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titre: "Paralysie du moteur oculaire externe"
chemin: "/paralysie-moteur-oculaire-externe"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "On entend souvent les mots paralysie du moteur oculaire externe. C'est une notion susceptible d'être examinée comme la paralysie du moteur oculaire commun."
statut: publie
publie_le: 2015-08-18T08:08:00+00:00
version: 2
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On entend souvent les mots paralysie du moteur oculaire externe. C’est une notion susceptible d’être examinée comme la paralysie du moteur oculaire commun.

Les deux nerfs émergent du **sillon bulbo-protubérantiel** à distance l’un de l’autre. Le nerf chemine à nu dans les espaces méningés de la base.

Il traverse la dure-mère sur les côtés de la **lame basilaire**, pour pénétrer sous la ligament sphéno-pétreux, dans une loge où il est en rapport intime avec la pointe du rocher ; puis il s’insinue entre la **carotide interne** et les plexus veineux qui constituent le sinus caverneux ; là, il est au contact immédiat de la carotide, à quelque distance de la **paroi externe** où sont logés les autres nerfs.

![Artères carotides](/wp-content/uploads/2015/08/Arteres-carotides.jpg)

*Artères carotides*

Il entre dans l’orbite par la partie moyenne de la fente sphénoïdale et se porte vers le muscle droit externe.

C’est un nerf long et **grêle**, **fragile** ; c’est pourquoi, dans la traversée relativement longue des espaces méningés, il est exposé à souffrir.

## Hypertension intra-crânienne

La paralysie, souvent **bilatérale**, du VI est fréquente comme signe d’hypertension intra-crânienne.

Cushing explique cette paralysie par le fait que le nerf, fixé à sa sortie de la protubérance par l’artère cérébelleuse antérieure et inférieure autour de laquelle il s’incurve, est tiraillé dans le déplacement du tronc cérébral provoqué par l’**hypertension intra-crânienne**.

Son rapport tout à fait intime avec la pointe du rocher dans une loge sous-durale close, explique que le ,nerf soit si souvent paralysé dans les **fractures du rocher**, dans les affection d’origine otitique limitées à l’apex.

En contact intime avec la carotide interne et le sinus caverneux, il est, parmi les nerfs de cette région, le premier atteint dans l’**exophtalmie pulsatile**, dans la [thrombo-phlébite du sinus caverneux](/thrombo-phlebite-sinus-caverneux/).

Par ailleurs, il participe, avec les autres nerfs, aux **lésions inflammatoire**s ou **tumorales** qui intéressent la paroi externe du sinus caverneux et la fente sphénoïdale.

La paralysie du VI, très fréquente, se traduit par une **diplopie gênante**, accompagnée d’un état  vertigineux et de fausses projections, qui amène le malade à tourner la tête vers le côté paralysé, à conserver cette attitude qui le soulage.

Cette attitude n’est cependant pas constante.

## Strabisme convergent

Si la paralysie est complète, l’œil du côté paralysé est en [strabisme convergent](/strabisme-convergent/). Le strabisme n’est pas immédiatement apparent parce que le malade fixe de l’**œil sain**.

![Strabisme convergent](/wp-content/uploads/2015/08/Strabisme-convergent3.jpg)

*Strabisme convergent*

Pour la mettre en évidence, il suffit de commander au malade, de fixer, avec l’œil paralysé, un objet situé exactement devant lui ou du côté paralysé ; on voit alors le strabisme s’accuser nettement en affirmer sa nature paralytique (l’**angle strabique secondaire** est plus grand que l’angle primaire).

Si on sollicite le regard vers le côté paralysé, l’œil ne dépasse guère la ligne médiane.

La diplopie est **homonyme**. L’écart des images, dans le plan horizontal, augmente lorsque le regard se porte du côté paralysé.

Le malade est gêné par de fausses projections. Le doigt qui cherche à toucher un objet situé en face ou du côté paralysé va trop loin de ce côté et dépasse le but dans le sens de l’horizontale.
