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titre: "La névrite rétro-bulbaire"
chemin: "/nevrite-retro-bulbaire"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "La névrite rétro-bulbaire est la manifestation la plus fréquente. Elle peut se manifester sous forme de névrite rétro-bulbaire aiguë."
statut: publie
publie_le: 2015-09-10T08:59:19+00:00
version: 2
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La névrite rétro-bulbaire est la manifestation la plus fréquente. Elle peut se manifester sous forme de névrite rétro-bulbaire aiguë.

## Névrite rétro-bulbaire aiguë

Elle n’est pas aussi rare qu’on l’admet habituellement puisque Adie l’aurait observée dans 41 cas sur 118 de **sclérose en plaques** ; elle est en tout cas très caractéristique de la sclérose en plaques.

![La névrite rétro bulbaire](/wp-content/uploads/2015/09/Nevrite-retro-bulbaire.jpg)

*La névrite rétro bulbaire*

L’[acuité visuelle](/lacuite-visuelle/) tombe si vote que le malade déclare qu’il est devenu aveugle subitement.

Souvent, des douleurs ont précédé le [trouble visuel](/trouble-visuel/) et persistent encore lors de l’examen. Ce sont des douleurs caractéristiques : rétro-oculaires, orbitaires, irradiées à la tempe, exagérées par les mouvements des yeux, par la compression de l’œil dans l’orbite.

L’examen montre : soit un scotome central absolu (exceptionnellement relatif) limité aux couleurs, avec rétrécissement du **champ visuel des couleurs** ;

Soit un scotome central **géant**, couvrant tout le champ visuel (il y a alors amaurose, avec réaction pupillaire abolie).

Après quelques jours, le scotome se rétrécit ; d’absolu, il devient relatif pour les couleurs ; il se déplace du côté temporal, libérant la vision centrale, qu’il peut entourer sous forme de scotome réniforme.

La **vision centrale** est conservé en îlots. Parfois, c’est un scotome hémianopsie, mais la baisse visuelle montre que le champ opposé n’est pas indemne.

A l’examen ophtalmoscopique, la pupille est **hyperhémiée**, parfois **œdémateuse** ; il y a **papillite**.

On pourrait croire à une neuro-myéline optique. Après quelques semaines, on voit apparaître la décoloration de la papille dans le secteur temporal. Il est rare que la papille soit normale.

Cette forme de névrite rétro-bulbaire aiguë est le plus souvent unilatérale ; nous l’avons observée bilatérale.

Elle a tendance à guérir spontanément. Même si l’amaurose est **totale** au début, l’acuité visuelle revient ; il reste cependant souvent un scotome relatif pour les couleurs.

## Névrite rétro-bulbaire subaiguë

Il s’agit alors d’un scotome central **absolu** ou **relatif**, le plus souvent alors pour le vert et pour le rouge (dyschromatopsie centrale).

L’acuité visuelle centrale est tombée ) 1/8e, 1/10e.

Le [champ visuel](/le-champ-visuel/) périphérique est indemne.

A l’ophtalmoscope, le fond d’œil est **normal**.

Ce n’est que tardivement que l’on voit apparaître la décoloration du secteur temporal, plus rarement l’**atrophie**.

La névrite rétro-bulbaire s’améliore et guérit spontanément. Les récidives sont fréquentes, intercalées de périodes de rémissions.

Un grand nombre de névrites rétro-bulbaires, considérées comme d’origine sinusale, sont en réalité le première manifestation d’une sclérose en plaques qui ne se révélera que 10 ou 15 ans plus tard.

Dans 40 % des cas de sclérose en plaques, c’est le **trouble visuel** qui a été le premier signe.

![Le trouble visuel](/wp-content/uploads/2015/09/trouble-visuel6.jpg)

*Le trouble visuel*

Chez les jeunes et chez les enfants, la névrite rétro-bulbaire est presque toujours le premier signe.

## Champ visuel

D’autres déficits peuvent être observés dans le champ visuel.

C’est ainsi que le junction scotoma de Traquair traduit l’atteinte du [nerf optique](/lesion-du-nerf-optique-et-lesion-du-chiasma-optique/) au voisinage du chiasma, le scotome en trois quadrants traduit l’atteinte du chiasma.

Il en est de même du **scotome central bitemporal** observé par Oloff.

En l’absence d’autres symptômes de **sclérose en plaques**, l’attention pourrait être attirée vers une tumeur cérébrale.

Il n’est pas rare d’observer un rétrécissement concentrique du champ visuel, variable d’un examen à l’autre, au point que l’on pourrait penser à l’hystérie.

On considère le rétrécissement concentrique comme une manifestation de **fatigabilité du malade**.
