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titre: "Diagnostic, pathogénie et traitement des conjonctivites allergiques"
chemin: "/diagnostic-pathogenie-traitement-conjonctivites-allergiques"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Pour les conjonctivites allergiques. Passons d'abord au diagnostic, ensuite à la pathogénie et enfin au traitement."
statut: publie
publie_le: 2015-04-16T09:38:53+00:00
version: 2
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Pour [les conjonctivites allergiques](/conjonctivites-allergiques/ "Les conjonctivites allergiques"). Passons d’abord au diagnostic, ensuite à la pathogénie et enfin au traitement.

## Diagnostic

![La conjonctivite](/wp-content/uploads/2015/04/conjonctivite-300x120.jpg)

*La conjonctivite*

Il est en général facile. La conjonctivite est associée à d’autres manifestations allergiques (asthme, urticaire, rhume des foins).

La conjonctivite est stérile ; les **éosinophiles** abondent dans la sécrétion. Le difficile est de découvrir l’allergène auquel le malade est sensibilisé. Il faut un [examen du fond de l’œil](/autre-utilite-de-lophtalmoscope-lexamen-du-fond-de-loeil/ "Autre utilité de l’ophtalmoscope : l’examen du fond de l’oeil").

La présence de **parasites intestinaux** doit toujours être soupçonnée. La conjonctivite s’éteint lorsque la cause est éliminée.

On peut confirmer le diagnostic par la recherche des **tests allergiques**.

## Pathogénie

Le malade a été sensibilisé à un moment donné par un allergène.

La sensibilité se manifeste après une **incubation** souvent longue, au cours de laquelle les anticorps apparaissent dans le sang.

Assez souvent, le sensibilité est un phénomène constitutionnel, héréditaire et familial.

## Traitement

Le malade peut échapper à la poussée de conjonctivite par un traitement **préventif**, en s’abstenant par exemple de pénétrer dans une écurie, dans un **chenil**.

Il peut y échapper par un changement de climat à l’époque où il est exposé au rhume des foins ; ou encore en s’abstenant de certain aliments dont il sait qu’ils provoquent de l’urticaire et une conjonctivite.

Si les accidents apparaissent à la suite d’instillations prolongées d’un collyre, il convient formellement de supprimer pour un temps toute instillations, toute pommade, tout traitement **local**.

Si les mydriatiques sont cependant indispensables, il faut utiliser des **collyres stériles**, en ampoules, en flacon-collyre ; il faut remplacer l’atropine par :

- la scopolamine
- la duboïsine
- l’homatropine

Si les myotiques sont indispensables, il faut remplacer l’ésérine par la **pilocarpine**.

Si la conjonctivite est due à la présence de parasites intestinaux, le traitement doit être confié à un parasitologue.

Si elle est en relation avec une **infection focale**, le foyer infectant doit être éliminé.

On peut avoir recours à un traitement désensibilisateur, si possible spécifique, sinon, polyvalent.

Comme moyens non spécifiques de désensibilisation, on peut utiliser la **peptone**, par voie buccale ou par injections intra-veineuses. La peptone de Wiipple est utilisée en injection strictement intra-dermiques, à doses faibles.

On peut utiliser **l’hyposulfite** de soude, l’hyposulfite de magnésium, soit par ingestion, soit en **injections** sous-cutanées ou intra-veineuses.

![L'hyposulfite de soude en injections sous-cutanées](/wp-content/uploads/2015/04/injection-300x171.jpg)

*L’hyposulfite de soude en injections sous-cutanées*

On peut modifier le terrain allergique en utilisant l’adrénaline, l’éphédrine comme traitement local ; le port de **verres teintés** est recommandé.

Les lavages au sérum physiologique, l’instillation d’adrénaline au millième peuvent apporter un soulagement.
