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titre: "Les deux formes de la paralysie oculaire"
chemin: "/deux-formes-paralysie-oculaire"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "La paralysie oculaire se présente aussi sous forme d'un syndrome paralytique bien déterminé et comme symptôme isolé."
statut: publie
publie_le: 2015-08-19T15:31:39+00:00
version: 2
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La paralysie oculaire se présente aussi sous forme d’un syndrome paralytique bien déterminé et comme symptôme isolé.

## Syndrome paralytique bien déterminé

La paralysie oculaire se présente sous forme d’un **syndrome paralytique bien déterminé** : **syndrome de la fente sphénoïdale**, **syndrome de l’apex**.

![Syndrome de l'apex](/wp-content/uploads/2015/08/syndrome-de-l-apex.jpg)

*Syndrome de l’apex*

Ce syndrome d’emblée, a par lui-même une valeur localisatrice. Il s’agit alors de déterminer la nature de la lésion causale.

C’est ainsi qu’un syndrome de la fente sphénoïdale fait penser d’abord à la **syphilis** et invite  à examiner les réactions sérologiques.

Mais il faut penser aussi à une tumeur de voisinage. Il invite ainsi à interroger le [champ visuel](/le-champ-visuel/) et l’état du [nerf optique](/affections-nerf-optique/) (méningiome de la petite aile, tumeur propagée du chiasma), à pratiquer des radiographies du crâne, de la fente sphénoïdale (ostéopériostite), à rechercher les signes d’une tumeurs de voisinage, propagée à la base du crâne.

## Symptôme isolé

La paralysie oculaire se présente comme symptôme isolé. La question se pose de l’étiologie. Le problème à résoudre est alors parfois extrêmement délicat.

### Syphilis

Il faut penser avant tout à la syphilis et se rappeler l’axiome de Fournier : La grande cause des [paralysies oculaires](/diagnostic-paralysie-oculaire/) est la syphilis et se rappeler aussi que la paralysie du moteur oculaire commun est la paralysie syphilitique par excellence.

Une **paralysie du III**, parcellaire, parfois simplement représentée par le ptosis, peut être le signe d’une méningite syphilitique de la base, le signe annonciateur d’un tabes, d’une P. G.

Il convient donc, en premier lieu, d’examiner les réflexes pupillaires, d’examiner les réflexes tendineux, d’examiner les réactions sérologiques dans le sans et dans le liquide céphalo-rachidien.

Dans le cas où les examens ne seraient pas concluants, et si le doute persiste sur l’étiologie, le traitement d’épreuve est indiqué.

### Diabète

Il faut aussi penser au **diabète** et pratiquer immédiatement un examen des urines.

### Sclérose en plaques

Chez une femme jeune, une paralysie oculaire peut être le signe annonciateur d’une **sclérose en plaques**.

![Sclérose en plaques](/wp-content/uploads/2015/08/Sclerose-en-plaques2.jpg)

*Sclérose en plaques*

### Encéphalite

Apparaissant chez un sujet jeune, accompagnée de **fièvre** et d’**hypersomnie**, elle peut être le premier signe d’une encéphalite.

En période d’épidémie, c’est le signe qui attire l’attention.

Une **tumeur cérébrale** doit toujours être soupçonnée.

Il faut enfin penser à l’étiologie vasculaire possible, lorsqu’il s’agit d’un sujet âgé, présentant des **signes d’artério-sclérose**.

L’**ophtalmologiste** ne doit s’estimer satisfait que lorsqu’il est parvenu à déceler la cause de la paralysie oculaire.

Un examen général doit être pratiqué. l’examen neurologique est indispensable, l’**examen oto-rhinologique** ne doit pas être négligé.

Les **examens radiologiques du crâne** (face et profil) doivent toujours être demandés.

Malgré le soin apporté à l’examen, il arrive souvent que le diagnostic étiologique reste en suspens.

C’est alors que le traitement antisyphilitique d’épreuve doit être systématiquement mis en jeu. Le malade doit être prévenu de la nécessité d’une surveillance ultérieure.

Une paralysie oculaire n’est jamais un **symptôme négligeable**.
