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titre: "Chimiothérapie de la tuberculose oculaire"
chemin: "/chimiotherapie-tuberculose-oculaire"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Le traitement par les sels d'or ne consiste pas une chimiothérapie spécifique de la tuberculose."
statut: publie
publie_le: 2015-09-21T09:42:17+00:00
version: 2
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Le traitement par les sels d’or ne consiste pas une chimiothérapie spécifique de la tuberculose.

## Le traitement par les sels d’or

Il est appelé à rendre service tout particulièrement dans les cas de **tuberculose rhumatismale** ou de tuberculose pulmonaire associée à des **atteintes oculaires**.

![](/wp-content/uploads/2015/09/œil22.jpg)

Il faut utiliser des doses très prudentes, en surveillant les reins et la peau Des réactivations de la **lésion oculaire** ne sont pas exceptionnelles ; si elles persistent, il faut abandonner le traitement.

Les sels d’or doivent être formellement proscrits au cours des **manifestations oculaires** associées à une primo-infection, à une tuberculose viscérale en évolution, et chez les sujets tarés ou débilités.

## Vitamine D

Les fortes doses de vitamine D, associées à la calcithérapie, peuvent être utilisées avec accès, suivant le principe de la méthode de Charpy employée pour le lupus tuberculeux où elle fait merveille.

Dans les [tuberculoses oculaires](/traitement-tuberculose-oculaire/), son action n’est pas particulièrement indiquée, selon nous, au cours des iritis tuberculeuses tardives de la **ménopause**.

## La streptomycine

La **streptomycine** est utile au cours des localisations tuberculeuses témoignant d’une dissémination bacillaire hématogène de date récente (tuberculome, granulations), mais ce n’est pas le cas le plus fréquent et maintes fois la **strptomycine** aboutit à un échec patent au cours d’iritis, de **kératites** cependant certainement d’origine bacillaire.

Étant donnée l’origine ganglionnaire habituelle des **lésions oculaires**, l’échec de la streptomycine est dû probablement à ce qu’elle n’a pas d’action anti-allergique et qu’elle mord peu sur les ganglions tuberculeux.

## L’acide paraminosalicylique

L’**acide paraminosalicylique** (P. A. S.) de même que les sulfones sont encore à l’étude. Nous ne pouvons donner d’opinion assurée.

Il arrive qu’une lésion d’origine tuberculeuse, telle que la [kérato-conjonctivite phlycténulaire](/tous-kerato-conjonctivite-phlyctenulaire/), une **kératite tuberculeuse stabilisée** depuis des années, récidive ou subisse une poussée nouvelle à l’occasion d’une infection nasale réinfection tuberculeuse endogène et si l’état général reste satisfaisant, il ne faut pas traiter le malade comme un tuberculeux.

![Kérato-conjonctivite phlycténulaire](/wp-content/uploads/2015/09/kerato-conjonctivite-phlyctenulair.jpg)

*Kérato-conjonctivite phlycténulaire*

Il faut mettre en jeu le [traitement anti-infectieux](/medication-anti-infectieuse/), qui suffit le plus souvent à assurer la guérison.

Il faut donc interroger soigneusement les malades et toujours rechercher les **facteurs occasionnels**, spécifiques ou non, susceptibles de déclencher des poussées oculaires.

Les **traitements hormonaux**, chez les femmes qui sont sujettes à des troubles menstruels, sont parfois très efficaces.

La **syphilis**, au moindre doute d’association avec la tuberculose, sera traitée énergétiquement.

Chez certains malades, la **tuberculose** détermine ou accompagne un état de sensibilisation indiscutable, surtout lorsque les foyers ganglionnaires sont an cause.

Aussi n’est-il pas inutile de procéder, dans certains cas, à des traitements désensibilisations, dits encore **anti-allergiques**, à condition qu’ils ne soient pas brutaux.

**Auto-hémithérapie**, vitamine C, l’hyposulfite de magnésium intra-veineux trouvent ici leurs applications, mais ce sont là des indications d’ordre secondaire.
