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titre: "L’anisocorie ou inégalité pupillaire congénitale"
chemin: "/anisocorie-inegalite-pupillaire-congenitale"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "L'inégalité pupillaire ou anisocorie enfin peut se présenter à titre absolument isolé, en dehors de toute manifestation pathologique."
statut: publie
publie_le: 2015-08-25T14:58:20+00:00
version: 2
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L’inégalité pupillaire ou anisocorie enfin peut se présenter à titre absolument isolé, en dehors de toute manifestation pathologique.

On dit alors trop volontiers qu’elle est congénitale. L’**anisocorie congénitale** est rare. Elle ne peut être affirmée que lorsqu’elle a été constatée dès la première enfance.

Nous sommes tellement accoutumés à observer ce signe dans les diverses manifestation de la syphilis des centres nerveux; que le réflexe de l’ophtalmologiste est de rattacher ce signe à la syphilis.

Nous savons d’autre part que l’**inégalité pupillaire** peut précéder de plusieurs années l’apparition des signes nerveux.

![](/wp-content/uploads/2015/08/pupille5.jpg)

C’est pourquoi la constatation fortuite d’une [inégalité pupillaire](/inegalite-pupillaire/) que rien n’explique doit conduire :  à l’examen des réactions sérologiques d’abord, à l’examen du **liquide céphalo-rachidien** ensuite.

Si les réactions sérologiques sont négatives, rien ne justifie vraiment un traitement antisyphilitique.

La valeur sémiologique de l’inégalité pupillaire est alors provisoirement laissée en suspens.

Parfois cependant, l’**abolition des réflexes tendineux**, découverte à l’occasion d’une mydriase uinilatérale, pourrait faite penser à un tabes au début.

C’est en pareil cas qu’il faut se garder d’une erreur de diagnostic communément commise autrefois. Il faut très bien connaître le **syndrome d’Aide**.

## La pupille tonique

La pupille tonique — syndrome d’Adie — On observe parfois des réactions anormales de la pupille, caractérisées par la lenteur des réactions, la lenteur du retour à la normale après contraction.

Tout se passe comme si les mouvements de la pupille étaient freinés. Saenger décrivait ces cas sous le nom de r**éaction pupillaire myotonique**.

Adie, en 1932, après G. Weills et Reis, a attiré l’attention sur un syndrome caractérisé par la réaction myotonique de la pupille associée à l’abolition des réflexes tendineux. Il s’agit d’une affection bénigne, sans rapport avec la syphilis.

## Symptômes

L’affection s’observe le plus souvent chez une jeune femme. Son attention a été attirée par la **dilatation anormale de la pupille**, d’un côté. Le syndrome est caractérisé par :

### La mydriase unilatérale

La **mydriase unilatérale**, parfois très marquée, variable au cours d’une même journée ;

La pupille ne réagit pas à la lumière, apparemment du moins. le réflexe direct et le réflexe consensuel semble abolis.

Cependant, le [réflexe photo-moteur](/trouble-reflexe-photo-moteur/) est rarement complètement aboli.

Si le malade est placé dans une **chambre obscure**, la pupille se dilate encore davantage. Si on amène alors rapidement le malade à la vive lumière, la pupille se contracte mais lentement et faiblement.

### La réaction de la pupille à la vision de près est elle-même freinée

Si l’on recommande au malade de fixer intensément et longuement un **objet rapproché**, la pupille ne se contracte qu’après quelques minutes.

Elle se contracte lentement, mais la contraction est complète au point que la pupille se met en **myosis serré**.

A partir du moment où cesse la convergence, la pupille ne revient que très lentement à la normale :

La pupille réagit de façon normale et même exagérée aux différents collyres. Il y a souvent un **trouble de l’accommodation**. Le malade se plaint d’un [trouble visuel](/trouble-visuel/) lorsqu’il passe de la vision de près à la vision au loin, et inversement comme si l’accommodation était elle-même freinée.

![Trouble visuel](/wp-content/uploads/2015/08/trouble-de-vision.jpg)

*Trouble visuel*

Les réflexes tendineux, parfois les achilléens seuls, parfois tous les **réflexes tendineux**, sont abolis.

Les **réactions sérologiques**, dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien, sont négatives.
