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titre: "Amaurose post-hémorragique"
chemin: "/amaurose-post-hemorragique"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "L'amaurose post-hémorragique est un des tableaux cliniques que l'on peut observer, où l'ischémie joue le rôle principal."
statut: publie
publie_le: 2015-06-04T13:02:15+00:00
version: 2
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L’amaurose post-hémorragique est un des tableaux cliniques que l’on peut observer, où l’ischémie joue le rôle principal.

A la suite d’hémorragies abondantes et répétées, peut s’installer un [trouble visuel](/troubles-vision-couleurs/) grave.

## Étiologie

L’amaurose s’observe rarement à la suite d’**hémorragies traumatiques**,même très abondantes.

Elles s’observe le plus souvent à la suite d’hémorragies répétées : hémorragies gastro-intestinales le plus souvent, hémorragies utérines, épistaxis même, ou à la suite de saignées répétées, chez des malades en état de **déficience générale**.

## Étude clinique

Le trouble visuel n’apparaît pas immédiatement, après une **hémorragie grave**. Il apparaît après quelques heures, après 2 ou 3 jours, le plus souvent au cours de la première semaine, souvent plus tardivement, au bout de 3 semaines.

Au milieu d’un cortège de céphalées, de vertiges, de bourdonnements d’oreille, parfois même précédé par la surdité, le **trouble visuel** s’installe progressivement.

![Trouble visuel](/wp-content/uploads/2015/06/trouble-visuel-300x300.jpg)

*Trouble visuel*

Un voile couvre les objets dans une partie du [champ visuel](/le-champ-visuel/) ; il s’étend rapidement pour aboutir à la cécité en quelques heures. L’amaurose est le plus souvent **bilatérale**.

Les pupilles sont dilatées et immobiles.

Le **fond d’œil** peut apparaître tout d’abord normal. Cependant, presque toujours, les artères sont **grêles**.

Le plus souvent, le tableau est celui de l’[ischémie de la rétine](/cyanose-ischemie-retine/), comparable à celui de l’embolie de l’artère centrale de la rétine : la papille est pâle ; la rétine est trouble, blanchâtre, avec tache rouge cerise de la macula.

Les artères sont grêles ; la tension de l’artère centrale est très basse. Le tableau peut être celui de l’embolie d’une branche de l’artère centrale.

Le champ visuel montre des **déficits** divers :

- rétrécissement en secteur hémianopsie supérieure ou inférieure
- hémianopsie binasale
- rétrécissement concentrique
- scotome centrale

A côté de cette forme, la plus habituelle, on observe parfois une amaurose bilatérale, installée en même temps que des troubles aphasiques. Les pupilles réagissent normalement ; le fond d’œil est normal. Il s’agit alors de **cécité corticale**.

## Évolution

Un certain nombre de malades recouvrent la vision en quelques heures ou en quelques jours, parfois complètement.

Le plus souvent, une baisse considérable de la **vision subsiste**, ou un déficit dans un secteur du champ visuel.

Environ 50 p. 100 des malades demeurent **aveugles**. On observe alors au fond d’œil une atrophie blanche de la papille, avec rétrécissement des vaisseaux.

## Pathogénie

Elle est mal élucidée. Les examens anatomiques ont montré une dégénérescence des cellules ganglionnaires et des fibres nerveuses.

Il paraît s’agir d’une **ischémie de la rétine**, par spasme de l’artère centrale ou simplement du fait de la baisse considérable de la tension.

Il s’y ajoute certainement un autre facteur : toxémie, choc colloïdo-clasique, insuffisance hépatique.

## Diagnostic

Le tableau clinique de l’amaurose post-hémorragique est tout à fait analogue à celui de l’amblyopie due à la quinine ; dans d’autres cas, il simule le tableau de l’oblitération de l’**artère centrale** **de la rétine**.

![](/wp-content/uploads/2015/06/œil3-300x219.jpg)

## Traitement

C’est celui de l’**anémie** et les **transfusions** ont donné de bons résultats dans certains cas.

C’est surtout le traitement des spasmes de l’artère centrale : inhalations de nitrite d’amyle, dilvasène, acécoline. Ce traitement a une efficacité certaine.
