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titre: "Affections des voies lacrymales d’excrétion"
chemin: "/affections-voies-lacrymales-excretion"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Les larmes qui n'ont pas été évaporées à la surface de la conjonctive s'accumulent dans le lac lacrymal, et sont évacuées dans les voies lacrymales."
statut: publie
publie_le: 2015-07-10T07:31:30+00:00
version: 2
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Les larmes qui n’ont pas été évaporées à la surface de la conjonctive s’accumulent dans le lac lacrymal, et sont évacuées dans les voies lacrymales.

## Les points lacrymaux

Celles-ci commencent aux points lacrymaux. Les points lacrymaux supérieur et inférieur sont des orifices ouverts au sommet de deux **petites élevures** situées sur le [bord libre](/affections-inflammatoires-bord-libre/) des paupières, l’une à la paupière supérieure, l’autre à la paupière inférieure, à 6 mm de la commissure interne, à l’endroit où cessent les cils.

![Dilatation des voies lacrymales](/wp-content/uploads/2015/07/dilatataion-des-voies-lacrymales-300x231.jpg)

*Dilatation des voies lacrymales*

Observé à la lampe à fente, le point lacrymal, éversé au doigt, apparait comme un infundibulum régulier, séparé du canalicule par un **mince diaphragme translucide**.

Les canalicules, supérieur et inférieur, qui font suite aux points lacrymaux, s’enfoncent d’abord perpendiculairement au bord libre, de 1 ou 2 mm, dans l’épaisseur de la paupière puis, s’infléchissant à angle droit, occupent le **bord libre des paupières** dans la région caronculaire et convergent vers le sac dans lequel ils s’abouchent, soit séparément, soit par l’intermédiaire d’une canal d’union.

## Le sac lacrymal

Le sac lacrymal est un renflement utriculaire, logé dans la **gouttière lacrymale** formée par l’unguis et l’apophyse montante du maxillaire supérieur, enveloppé d’un mince feuillet périostique qui, après ablation du sac, tapisse la loge osseuse d’un revêtement à reflets nacrés.

le tendon de l’orbiculaire passe transversalement au-devant du sac. La partie supérieure, ou dôme du sac, déborde en haut le **tendon**.

Au-dessous du tendon, la partie inférieure du sac est accessible sous les téguments ; elle se continue directement avec le canal lacrymo-nasal qui pénètre dans un **conduit osseux**, en arrière de la branche montante du maxillaire supérieure.

Le canal lacrymo-nasal descend alors verticalement, enfermé dans le conduit osseux qui l’isole du sinus maxillaire et de la **muqueuse nasale**.

Il s’abouche dans le méat inférieur des fosses nasales, prolongé par un **repli muqueux** formant la valvule de Hasner.

L’ensemble formé par le sac et le canal lacrymo-nasal constitue un conduit, long de 30 mm environ, orienté verticalement.

La limite entre le sac et le **canal lacrymo-nasal** n’est marquée par aucun signe extérieure. Du côté de la lumière, elle est indiqué par un repli muqueux : le collet du sac.

A l’état normal, la **sécrétion lacrymale** est si minime qu’elle s’évapore dans le cul-de-sac conjonctival ou est résorbée par la conjonctive.

![Le canal lacrymo-nasal](/wp-content/uploads/2015/07/canal-lacrymo-nasal-300x171.jpg)

*Le canal lacrymo-nasal*

Le débordement par dessus le **bord des paupières** est empêché par l’imprégnation graisseuse, due à la sécrétion des [glandes de Meibomius](/affections-glandes-meibomius/). Le suplus s’accumuledans le lac lacrymal.

A chaque battement des paupières (6 à 8 par minute), qui intéresse le bord palpébral seul, le bord libre des paupières est soulevé avec la paroi antérieure du sac et le **liquide lacrymal**, sucé par le point lacrymal, est aspiré dans le sac.

De là, les **larmes** progressent vers le nez, aidées par la contraction des fibres élastiques abondantes sur toute la hauteur des voies lacrymales.
