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titre: "Les affections de l’œil et trouble des sécrétions"
chemin: "/affections-oeil-trouble-secretions"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "Il y a des affections oculaires en rapport avec un trouble des sécrétions internes."
statut: publie
publie_le: 2015-09-15T16:00:56+00:00
version: 2
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Il y a des affections oculaires en rapport avec un trouble des sécrétions internes.

La maladie, décrite par Basedow en 1840, est caractérisée essentiellement par un goitre diffus parenchymateux, l’[exophtalmie](/caracteres-exophtalmie/), la tachycardie, le tremblement, l’éréthisme nerveux, l’augmentation du métabolisme basal.

C’est une hyperthyroïdie, probablement d’origine centrale (**diencéphale**).

La maladie est beaucoup plus fréquente chez la femme que chez l’homme ; elle se manifeste au cours de la **vie génitale** de la femme.

## L’exophtalmie

![L'exophtalmie](/wp-content/uploads/2015/09/exophtalmie7.jpg)

*L’exophtalmie*

Dans les **signes oculaires**, L’exophtalmie est le symptôme le plus constant ; c’est le premier signe qui attire l’attention de la malade et de son entourage.

Elle n’entraîne par elle-même aucun **trouble fonctionnel**. Elle est presque toujours bilatérale, mais elle peut être unilatérale.

Elle est axile et réductible. Elle peut être légère ; elle est le plus souvent considérable : les yeux sont à fleur de tête, brillants ; le blanc de la sclérotique se voit autour de la cornée.

Le regard est **typique**, comme l’expression d’une colère figée.

L’exophtalmie pet être telle que le globe se luxe à travers la fente palpébrale si l’on appuie avec le doigt dans l’**angle externe de l’orbite**.

Elle peut s’accompagner d’hypoésthésie de la cornée ; elle expose aux complications cornéennes de la lagophtalmie.

La pathogénie de l’exophtalmie n’est pas élucidée. Il est probable qu’elle est provoquée par l’**appareil musculaire lisse**, innervé par le dépendance du **diencéphale**.

## La maladie de Basedow

On a décrit des anomalies dans les mouvements des paupières, sans grande valeur sémiologique, mais qui sont devenues les signes classiques de la maladie de Basedow :

![La maladie de basedow](/wp-content/uploads/2015/09/maladie-basedow.jpg)

*La maladie de basedow*

### Signe de Gaefe

Comme toute maladie de l’[atrophie optique](/atrophie-optique/), lorsque le malade regarde vers le bas, la paupière supérieure ne suit qu’avec retard l’**abaissement du globe**.

Pour mettre en évidence cette asynergie entre les mouvements des paupières et ceux du globe, le mieux est d’engager la malade à fixer un objet qu’on lui présente d’abord en l’élevant au-dessus du plan horizontal puis qu’on abaisse lentement.

On met le signe plus facilement en évidence en répétant plusieurs fois de suite l’épreuve.

### Signe de Dalrymple

C’est la rétraction de la paupière supérieur qui met à découvert la sclérotique dans la partie supérieure du globe.

### Signe de Stellwag

C’est la rareté du clignement. Ces signes palpébraux paraissent être d’**origine diencéphalo-mésencéphalitique**.

## Paralysies oculaires

L’insuffisance de convergence est habituelle. On peut observer des paralysies de muscles isolés, se traduisant par la **diplopie**.

Le tableau est parfois celui d’une ophtalmoplégie (ophtalmoplégie exophtalmique de Brain).

La **pathogénie de paralysies oculaires** n’est pas parfaitement élucidée.

Il est possible qu’elles soient d’origine nucléaire ou supra-nucléaire, mais elles paraissent être plutôt en relation avec l’**hypertrophie œdémateuse des muscles** (infiltration lymphocytaire périvasculaire, avec fibrose interstitielle).

Le larmoiement est souvent un symptôme initial de la **maladie de Basedow**, tandis qu’au stade avancé de l’affection, les malades se plaignent parfois de sécheresse des yeux.

La maladie de Basedow ne s’accompagne pas de **signes ophtalmoscopiques**.
