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titre: "2 utilités de l’ophtalmoscope"
chemin: "/2-utilites-des-ophtalmoscopes"
type: article
format: markdown
langue: fr
description: "L'observation de la lueur pupillaire dans le but de déterminer la réfraction ainsi que l'examen des milieux transparents sont inscrit dans la liste de l'utilité de l'ophtalmoscope."
statut: publie
publie_le: 2014-12-23T07:35:25+00:00
version: 2
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L’observation de la **lueur pupillaire** dans le but de déterminer la réfraction ainsi que l’[examen](/examen-la-chambre-noire-examen-du-segment-anterieur/ "Examen à la chambre noire : examen du segment antérieur") des milieux **transparents** sont inscrits dans la liste de l’utilité de l‘**ophtalmoscope**.

## La lueur pupillaire

![](/wp-content/uploads/2014/12/lueur-pupillaire-300x183.jpg)

Le sujet est assis dans la **chambre noire**, séparé par un écran de la lampe, placée à hauteur des yeux, à côté de lui.

L’**observateur** placé **devant lui**, à 50 cm de distance, utilisant le miroir plan de l’**ophtalmoscope**, projette sur l’oeil observé des rayons lumineux de faible intensité et examine la pupille à travers le trou du miroir.

On observe ainsi la **lueur pupillaire** et le **transparence des milieux**.

Le **champ pupillaire** apparaît éclairé d’un **rouge uniforme**.

C’est que la lumière, atteignant le fond d’oeil, rencontre l’écran formé par la **choroïde vasculaire** qui resplendit à travers l’**épithélium** pigmenté de la **rétine**.

Cette **lumière teintée** revient à travers l’oeil du sujet observé et pénètre dans l’oeil de l’observateur à travers le **diaphragme du miroir**.

La **teinte rouge** est plus claire ou plus sombre selon que l’**épithélium** pigmenté est pauvre ou riche en pigment ; elle varie aussi avec l’**intensité de l’éclairage**.

Le fond d’oeil reflète une **teinte rouge** partout uniforme, quelques que soit la direction imprimée au regard, sauf à l’endroit où le **faisceau lumineux** atteignant la **papille** prend une **teinte blanche**.

Il n’en est pas de même dans les cas **pathologiques**.

Une différence observée dans la teinte de la **lueur pupillaire**, lorsque l’oeil regarde dans une certaine direction, attire l’attention sur un **décollement de la rétine**, sur une **tumeur intra-oculaire**.

Un disque opaque, bordé d’un **trait noir** ou d’un reflet lumineux représente le **cristallin subluxé**.

La **lueur pupillaire** fait défaut si le **fond d’oeil** ne s’éclaire pas.  C’est que le **cristallin est opaque** (cataracte noire) ou qu’il y a **hémorragie du vitré**, ou encore **décollement de la rétine**, ou bien que quelque **tumeur opaque** bombe dans la vitré.

La **lueur pupillaire** peut tout aussi bien être observée à l‘[ophtalmoscope](/les-differents-types-dophtalmoscope/ "Les différents types d’ophtalmoscope") électrique, si l’on utilise un verre sphérique convexe de 10 dioptries, du disque de Recors.

## La transparence des milieux

![](/wp-content/uploads/2014/12/ophtalmoscope2-300x148.jpg)

L’éclairage au **miroir ophtalmoscopique** permet aussi de découvrir, de localiser et de reconnaître les lésions qui altèrent la **transparence des milieux**.

Une **opacité de la cornée**, déjà observée à l’éclairage oblique sous forme d’une petite surface de **coloration blanc bleuté** apparaît, à l’éclairage ophtalmoscopique, sous forme d’une **tache noire**,  plus ou moins opaque suivant la densité, parce qu’elle **intercepte la lumière**.

Les **opacités d’un cristallin** atteint de cataracte dessinent dans l’aire pupillaire des **taches noires** triangulaires, orientées en sens radiaire.

Ces taches sont fixes dans le champs pupillaire et ne se déplacent qu’avec l’[oeil](/loeil-vue-densemble/ "L’oeil : vue d’ensemble").

Un **trouble du vitré** se montre, sur la **teinte rouge** uniforme du champ pupillaire, comme une poussière de filaments ou de points noirs flottants, qui se mobilisent brusquement et ondulent lorsque l’oeil se **déplace** rapidement avec de se **fixer** brusquement.

Il est bon, à titre d’entraînement, d’apprendre à localiser le **siège d’une opacité**, par l’observation du déplacement parallactique.

On peut observer un **déplacement** :

### Par rapport à la pupille

Nous **déplaçons la tête** lentement vers la droite ou vers la gauche, en observant le **champ pupillaire immobile**.

- si l’opacité est située dans le plan de la pupille, elle ne subit aucun déplacement apparent.
- si elle paraît se mouvoir en direction opposée à notre mouvement, elle est située en avec de ce plan.
- si elle se déplace en même direction, elle est située en arrière, d’autant plus qu’elle est située loin du plan de l’iris.

### Dans les mouvements du globe oculaire

- si l’opacité suit les mouvements du globe dans la même direction, c’est qu’elle est située en avant du centre de rotation du globe (situé à 10 mm environ en avant de la rétine), et d’autant plus en avant qu’elle se déplace davantage
- si elle se meut en direction opposée et disparaît derrière l’iris, c’est qu’elle est située en arrière du centre de rotation
- si elle ne se déplace pas, c’est qu’elle est située dans le plan de rotation

L’observation du **déplacement parallactique** peut être utile, mais les renseignements donnés par l’**ophtalmoscope électrique** sont tout aussi précis.

Si l’on fait l’[examen](/lexamen-methodique-de-lappareils-visuel/ "L’examen méthodique de l’appareils visuel") ophtalmoscopique « plan par plan », en faisant passer devant le **diaphragme** successivement en série descendante de 20 à 5 dioptries, ou en série ascendante et en approchant notre oeil d’autant plus que la **force de la lentille** augmente, on localise avec une extrême **précision** et l’on peut reconnaître, en particulier, le **disque opalescent** d’une cataracte nucléaire, passée inaperçue à l’**examen à la lampe à fente**.
